L’attaque contre le marché Al-Raqw a fait 17 morts, et a blessé 12 autres personnes, selon l’ONU, qui n’a pas précisé l’origine de la frappe.

Les 22 et 27 novembre, deux attaques avaient déjà frappé ce marché de Saada, bastion des rebelles Houthis, faisant chacune dix morts, dont des migrants éthiopiens.

Ces attaques surviennent à une période de calme relatif au Yémen, où un conflit oppose depuis 2015 des forces loyales au gouvernement, soutenues par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite, au rebelles Houthis venus du nord et soutenus par l’Iran.

Ces attaques « soulèvent des questions troublantes sur l’engagement des parties au conflit à faire respecter le droit humanitaire international », a déclaré mercredi dans un communiqué la coordinatrice humanitaire de l’ONU au Yémen, Lise Grande.

« Toute attaque de ce genre est une violation flagrante ».

Selon l’ONU, 89 civils ont été blessés ou tués depuis novembre dans des attaques visant le même marché situé à Saada.

La guerre au Yémen a tué, selon diverses organisations humanitaires, des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis 2015.

Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU qui évoque régulièrement la pire crise humanitaire au monde.