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Politique

Violences faites aux femmes : Robert Ménard déraille (encore)

Une campagne d’affichage lancée par la ville de Béziers fait, pour la troisième fois depuis deux ans, l’apologie des violences faites aux femmes.

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En septembre dernier, pour illustrer l’Etat qui « étrangle nos communes », Béziers lançait une campagne d’affichage mettant en scène un homme étranglant une femme avec le hashtag #ÇaFaitMal. Pas une première puisque, mi-2015 déjà, le magazine de la ville s’était félicité d’une victoire judiciaire contre la Ligue des droits de l’Homme et écrivant que la LDH « prend goût » à la « fessée judiciaire », et avait illustré ses propos avec une image d’homme donnant une fessée à une femme.

Le maire de Béziers, Robert Ménard, a à nouveau fait parler de lui ces derniers jours, avec une campagne d’affichage lancée dans sa ville lundi dernier en faveur du TGV. Sur cette image, une femme attachée à la voie de chemin de fer et, en fond, un train à vapeur arrivant lancé. Slogan : « Avec le TGV, elle aurait moins souffert ! »

Immédiatement, les réactions ont été vives sur les réseaux sociaux. Les dirigeants ont également rapidement tenu à montrer leur désapprobation d’une telle campagne : pour la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les hommes et les femmes, Marlene Schiappa, il s’agit d’une « campagne une fois de plus odieuse. » Pour le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, Robert Ménard « repousse les limites de l’ignoble. »

En juin dernier, une jeune femme avait été assassinée par son mari qui l’avait attachée sur les rails du TGV avant de se suicider. Forcément, la campagne d’affichage de Béziers rappelle cet épisode de féminicide. Robert Ménard assure avoir été Charlie et rendu hommage au western.

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