« Comme je l’avais dit au peuple iranien il y a presque un an et demi : les Etats-Unis sont avec vous », avait écrit samedi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo sur Twitter.

Ces propos sont « l’expression du soutien du secrétaire d’Etat américain à un groupe d’émeutiers », écrit le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi.

Le ministère « condamne ces remarques […] interventionnistes », ajoute le texte, jugeant que « le noble peuple iranien sait bien que les remarques hypocrites de ce genre ne traduisent aucune marque honnête de sympathie ».

Deux personnes au moins (un civil et un policier) ont été tuées depuis vendredi soir en Iran lors de violentes manifestations ayant éclaté dans de nombreuses villes du pays quelques heures après l’annonce d’une forte hausse du prix de l’essence.

Selon le plan annoncé par le gouvernement, le prix de l’essence, très subventionnée, doit augmenter de 50% et passer de 10.000 à 15.000 rials (11 centimes d’euros) pour les 60 premiers litres achetés chaque mois.

Au-delà de cette quantité, le prix du litre doit tripler, à 30.000 rials. Les autorités assurent que les recettes dégagées doivent bénéficier aux 60 millions d’Iraniens les moins favorisés (sur une population totale de 83 millions d’habitants).

Dimanche, la Maison Blanche a dit soutenir « les Iraniens dans leurs manifestations pacifiques contre le régime qui est censé les diriger ». « Nous condamnons l’usage de la force et les restrictions de communications contre les manifestants », a indiqué Stephanie Grisham, porte-parole de l’exécutif américain, dans un communiqué dénonçant, selon elle, les dérives d’un pouvoir qui a « abandonné son peuple ».

Depuis le début de la contestation, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, selon des informations de la presse iranienne.