Ce mardi 25 octobre, Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice, a exposé son programme de solutions pour venir à bout de la radicalisation exacerbée dans le milieu carcéral. Il a notamment informé que les “unités dédiées”, réservées aux détenus radicalisés, allaient disparaître, et qu’elles seraient remplacées par une sécurité renforcée. L’isolement sera tout de même maintenu pour les centaines de détenus les plus dangereux. A Fresnes, Osny, Fleury, Bordeaux et Marseille, un processus d’évaluation de la radicalisation sera mis en place. M. Urvoas a aussi déclaré qu’à partir de février 2017, les unités de sécurité pénitentiaires seront armées lorsqu’elles escorteront les détenus à l’extérieur. De même, le système de renseignement carcéral sera renforcé.

Plus de 1 300 détenus radicalisés

« Il y a aujourd’hui 349 détenus sous la dénomination de malfaiteurs terroristes, dont 31 femmes et 18 mineurs ». Au total, « 1 336 détenus, pour l’essentiel de droit commun, sont identifiés comme radicalisés », affirme le Garde des Sceaux. Adeline Hazan, Contrôleur général des lieux de privation de liberté, avait pointé, dans un rapport, le fait que les détentions d’islamistes et de radicalisés dans les prisons faisait, en réalité, plus de mal que de bien. Dans son rapport de la mission menée à Fresnes, Lille-Annoeullin (Nord), Osny (Val-d’Oise) et Fleury-Mérogis, elle rapportait : « Aucune démonstration n’a été faite du caractère apaisant de ce choix sur le reste de la détention. » Pour Jean-Jacques Urvoas, les unités ne sont pas un échec : “Il fallait le faire, c’était courageux ».

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