Dans un article, Le Monde a révélé une coopération entre Airbnb et l’État français, pour repérer les locations de logements avec des piscines destinées à un usage non mixte. Des informations démenties par la plateforme de location.

Le réseau social Twitter a vu apparaître ces derniers jours un hashtag #AirbnbIslamophobiaGate, suite aux révélations du média Le Monde. Dans un article, le journal a rapporté que le gouvernement français entend demander à Airbnb de l’aider à repérer les personnes qui louent des maisons avec piscine pour des femmes puissent se baigner sans mixité.

« Pour certains acteurs, soumis à la culture du chiffre et peu au fait de la religion musulmane, la tentation de l’amalgame est grande. L’on a ainsi pu entendre un haut fonctionnaire se féliciter d’une future coopération avec Airbnb afin de repérer les particuliers louant des villas avec piscine pour y organiser des baignades non mixtes pour femmes. Autant la réservation de piscines municipales à des publics spécifiques pour des raisons religieuses n’est pas légale, autant l’organisation de baignades privées non mixtes ne relève ni de l’État ni de la justice » décrit l’article en question.

Ces allégations ont été formellement démenties par la plateforme communautaire de location de logements. Le chargé des relations presse d’Airbnb France a affirmé que « les allégations contenues dans l’article étaient fausses ». La société a précisé dans un courriel envoyé que « les discriminations n’ont aucune place sur notre plateforme. Airbnb n’a eu aucune discussion de la sorte avec des autorités locales, et n’a pas l’intention d’engager ce type de collaboration à venir ».

Les informations diffusées en masse sur les réseaux sociaux, quant à une éventuelle coopération, ont provoqué un tollé et une vague d’indignation. Bien que fausses, elles dévoilent au grand jour l’acharnement politique de l’exécutif français sur les communautés musulmanes, et cela, au nom de la laïcité.

Depuis plus d’une année, l’État a renforcé son arsenal pour lutter contre un supposé « séparatisme islamiste ». Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté a même inauguré, vendredi 7 janvier 2022, le contrat d’engagement républicain pour les associations à Beauvais. Ce contrat, entré en vigueur le 1er janvier 2022, entend renforcer la loi confortant les principes de la République, dite loi contre le séparatisme.

A l’approche de l’élection présidentielle, l’islam est abordé à tous les niveaux, et est au cœur du dispositif électoral. Pourtant, cette vendetta contre les musulmans de France, traduit non seulement la dérive du système français, face aux valeurs qu’il défend, mais témoigne surtout d’une islamophobie d’État, entretenue au sein des institutions républicaines. Si autant d’efforts étaient déployés pour lutter contre le chômage ou encore pour améliorer les conditions de vie de millions de français, la France serait devenue l’eldorado qu’elle croit être.

La dégradation continue de la situation des droits de l’Homme, la croisade contre les musulmans au nom de la laïcité et la montée en flèche du racisme, de la xénophobie et des discriminations, sont le véritable visage du quinquennat d’Emmanuel Macron.