Les Palestiniens ont adhéré en 2014 à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, et, quatre ans plus tard, ont déposé une plainte auprès du Cerd, accusant Israël de porter atteinte à leurs droits.

Lors de sa dernière réunion en décembre, ce comité de l’ONU, qui n’a aucun pouvoir de contrainte sur les Etats, a estimé être « compétent pour examiner la plainte interétatique » entre Israël et les Palestiniens, selon ses conclusions transmises lundi à l’AFP.

Cette décision a été adoptée par le Comité de l’ONU, après un vote des experts, avec 10 voix pour, 3 contre et 2 absentions. Fait assez rare, cinq de ces experts ont publié, en même temps que les conclusions du Cerd, leur « opinion dissidente » dans laquelle ils expriment leur désaccord avec la décision prise par le Comité.

Les Etats-Unis ont également fait part de leur « profonde déception », se disant dans un communiqué publié lundi « profondément déçus par la récente décision » du Cerd.

Ils soulignent que le gouvernement israélien « ne considère pas la Palestine comme un Etat et (…) ne considère pas la Palestine comme partie à la Convention » internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

« Le mépris du Comité pour le droit des traités soulève de sérieuses questions quant à la légitimité de ce processus. Les Etats-Unis continueront de plaider en faveur d’un traitement équitable en faveur d’Israël dans cette enceinte et dans d’autres enceintes internationales », a fait valoir l’ambassadeur américain auprès de l’ONU à Genève, Andrew Bremberg.

Dans un communiqué séparé publié en décembre, l’ambassadrice israélienne Aviva Raz Shechter a relevé qu' »en ce qui concerne Israël, le Comité a perdu de sa crédibilité ».