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Turquie : Non, Recep Tayyip Erdogan n’est pas un dictateur !

Ce dimanche, le président turc a été réélu dès le premier tour de la présidentielle, déjouant ainsi les pronostics des médias français et européens.

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Le Point le surnommait il y a peu « le dictateur ». Mais c’est bien dans les urnes que Recep Tayyip Erdogan a été élu dès le premier tour de l’élection présidentielle en Turquie, ce dimanche 24 juin. Après quinze années passées à la tête de la Turquie, Erdogan rempile donc, sans grande surprise, pour cinq années supplémentaires. « Les résultats de l’élection sont clairs. Notre peuple m’a confié la responsabilité de Président de la République. En donnant à l’Alliance du Peuple et à l’AKP la majorité au Parlement, et donc l’autorité législative, ils nous ont confié une grande responsabilité », a indiqué Erdogan qui, selon la commission électorale, a recueilli plus de 52 % des voix.

Selon les médias locaux, le candidat de l’opposition Muharem Ince a reconnu sa défaite. Celui-ci a d’ailleurs recueilli près de 31 % des suffrages, montrant qu’une opposition était possible. Le candidat du CHP avait promis une conférence de presse ce lundi matin, mais il ne s’est cependant pas présenté comme prévu. Le président réélu a, de son côté, fait un discours dans lequel il n’a pas hésité, sans citer les médias occidentaux, à revenir sur ce qu’on peut dire de lui en France et ailleurs : « Le vainqueur de cette élection, c’est la démocratie, la volonté nationale, a-t-il asséné. Le vainqueur de cette élection, c’est chacun des 81 millions de nos concitoyens. »

Un taux de participation de près de 90 %

Car cette victoire au premier tour montre effectivement une chose importante en France : la grille de lecture des médias hexagonaux semble totalement à côté de la plaque. En Turquie, d’ailleurs, qu’ils soient pro ou anti-Erdogan, les citoyens estiment que la politique turque est mal traitée dans les journaux occidentaux. Et le score obtenu au sein de la diaspora turque en France — qui pourrait culminer à 60, voire 70 % — montre le décalage effectifs entre les médias et la réalité turque.


Après le putsch manqué de juillet 2016, la Turquie a bien connu un tour de vis sécuritaire. Mais la réélection dès le premier d’Erdogan montre le soutien populaire dont bénéficie le président turc. Vladimir Poutine estime qu’il s’agit d’un « large soutien accordé au cap fixé sous sa direction sur les questions sociales et économiques à laquelle la Turquie est confrontée, et au renforcement de la position du pays en termes de politique étrangère. » Et le taux de participation — 88 % — donne une vraie légitimité à Erdogan, qui a gagné seul contre tous les pays européens. N’en déplaise aux donneurs de leçons français.

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