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Économie

Travail forcé d’enfants, voyages en Birmanie… Le groupe Carrefour reste silencieux

Carrefour, qui vend notamment des voyages en Birmanie, ne veut pas réagir face aux injonctions des internautes à s’expliquer. Ces derniers réclament le boycott de l’enseigne.

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Lors du dernier numéro de « Cash Investigation », l’équipe d’Elise Lucet a enquêté sur la marque Tex, vendue par Carrefour. Ces t-shirts sont fabriqués en Ouzbékistan, où le gouvernement a recours au travail forcé et au travail d’enfants, selon le magazine d’investigation. Une scène a particulièrement retenu l’attention des téléspectateurs : Elise Lucet s’est rendue à la réunion des actionnaires de Carrefour où elle a été copieusement insultée.

Depuis, sur les réseaux, la mobilisation se met en place. Depuis mardi soir, le hashtag #BoycottCarrefour est viral. Les consommateurs, choqués par la pluie d’insultes reçue par l’équipe de « Cash Investigation », n’hésitent pas à demander des comptes à l’enseigne de grande distribution pour le moment plutôt muette.

Depuis plusieurs mois, d’autres internautes interpellent aussi régulièrement le groupe Carrefour avec un autre hashtag : #CarrefourStopGenocideInBurma. Alors que l’armée birmane persécute les Rohingyas et que le monde découvre (enfin) le génocide perpétré par le gouvernement birman, l’enseigne propose des voyages au Myanmar. Lancée par Al-Kanz, la contestation prend de l’ampleur, notamment avec le lancement de la « Love Army » en Birmanie.

Joint par plusieurs internautes, le service consommateurs de Carrefour assure que l’enseigne se conforme aux « recommandations du Quai d’Orsay » et que Carrefour ne propose aucun voyage dans l’Etat de Rakhine, où vivent les Rohingyas chassés par l’armée et les nationalistes bouddhistes. Une façon de se dédouaner et de montrer un total mépris vis-à-vis d’un peuple qui souffre.

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