Une étude de l'OFRE montre que de plus en plus de cas de démonstration de la foi religieuse sont observés en entreprise, entraînant parfois des conflits.

Si la loi garantit et souligne le respect des droits et des libertés fondamentaux des salariés sur leur lieu de travail, comme l’égalité des sexes pour les promotions et les rémunérations, elle reste peu connue des managers dès qu’il s’agit pour eux de régler les conflits de type religieux auxquels ils ne sont guère préparés. Une lacune que le gouvernement entend combler avec le lancement, courant octobre, d’un guide spécifique sur la religion en milieu professionnel. Les droits et les devoirs de l’ensemble des parties – salariés et responsables – seront passés en revue par le biais de 39 cas typiques. Une question comme « Un employé peut-il être sanctionné pour avoir refusé de travailler sous les ordres d’une femme ? » pourra ainsi recevoirune réponse claire et concise.
Par les exemples rapportés et évoqués dans l’étude, et bien que ses commanditaires s’en défendent, c’est surtout la pratique de l’Islam au travail qui est interrogée voire critiquée, souvent dans le non-dit. La polémique du burkini – qui a pris une ampleur disproportionnée depuis cet été – et donc, maintenant, les problèmes soulevés par la pratique de la religion – en l’occurrence, musulmane – au travail confirment davantage encore la centralité du thème de l’Islam dans les débats qui anime(ro)nt les prochaines échéances électorales. Au détriment d’autres, d’acuité autrement plus intense.
Mehdi Chaouali

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