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Politique

Torture en Algérie : pour Le Pen, la gégène ne touchait pas à l’intégrité physique

Dans un livre qui sort cette semaine, Jean-Marie Le Pen explique comment l’armée française torturait en Algérie lors de la guerre, mais minimise cependant les faits.

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Jean-Marie Le Pen a une drôle de conception de la torture. Régulièrement accusé d’avoir pratiqué des actes de torture lors de la guerre d’Algérie, le fondateur du Front National dément une nouvelle fois dans un livre dans lequel il se livre. « Ni moi, ni mes camarades n’étions nullement chargés des interrogatoires spéciaux, écrit ainsi le père de Marine Le Pen. C’est du bidon, évidemment du bidon, qui ne résiste pas à la plus rapide des analyses », assène-t-il à qui veut bien l’entendre.

Pour se défendre, Jean-Marie Le Pen veut montrer que les accusations ne tiennent pas la route : « J’ai ainsi été accusé de la même scène de torture le même jour, à la même heure, à plus de cent kilomètres de distance. C’est horrible, l’ubiquité de la bête immonde ! », ironise l’ancien patron du parti d’extrême droite.

« Les coups, la gégène et la baignoire »

Ces accusations écartées, Jean-Marie Le Pen n’hésite pas à donner son avis sur les actes de torture pratiqués en Algérie à l’époque. Après avoir estimé que les chambres à gaz étaient un « détail » de l’histoire, le fondateur du FN tente de minimiser les faits en s’appuyant sur sa propre définition du mot. « On a parlé de torture. On a flétri ceux qui l’avaient pratiquée. Il serait bon de définir le mot. Qu’est-ce que la torture ? Où commence, où finit-elle ? Tordre un bras, est-ce torturer ? Et mettre la tête dans un seau d’eau ? », demande, sans rire, Jean-Marie Le Pen.

Avant de justifier les actes commis par des militaires français : « L’armée française revenait d’Indochine. Là-bas, elle avait vu des violences horribles qui passent l’imagination et font paraître l’arrachage d’un ongle pour presque humain », explique Le Pen. Avant d’avouer en minimisant les mots : « Oui, l’armée française a bien pratiqué la question pour obtenir des informations durant la bataille d’Alger, mais les moyens qu’elle y employa furent les moins violents possible. » Par exemple ? Jean-Marie Le Pen explique qu’« y figuraient les coups, la gégène et la baignoire. » Et de conclure, comme pour tenter de rassurer : « Mais nulle mutilation, rien qui touche à l’intégrité physique. »

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