L’ambassadeur de Turquie en France a bien présenté ses condoléances après l’assassinat du professeur Samuel Paty, contrairement à ce qu’affirment les autorités françaises, a assuré dimanche le ministère turc des Affaires étrangères.

Samedi, la présidence française a déploré « l’absence de messages de condoléances et de soutien du Président turc après l’assassinat de Samuel Paty ».

Dans un communiqué diffusé dimanche, le ministère turc des Affaires étrangères déclare que « la Turquie, qui lutte depuis des années contre toutes les sortes de terreur et de violences, a été attristée par le meurtre de Samuel Paty ».

Cette tristesse a été exprimée par son premier représentant en France, l’ambassadeur Ismail Hakki Musa, ajoute-t-il.

Dans un tweet paru le 17 octobre, le diplomate a écrit, en français : « Horrifié par le meurtre atroce d’un professeur à Conflans-Sainte-Honorine. Rien ne peut justifier cela. Mes condoléances à ses proches », rappelle le ministère.

Samedi, le président français Emmanuel Macron a répliqué aux attaques de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et a rappelé à Paris l’ambassadeur de France, un acte diplomatique rare.

La présidence française a dénoncé les propos « inacceptables » du chef de l’Etat turc – qui avait mis en question « la santé mentale » d’Emmanuel Macron en raison de son attitude envers les musulmans.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a dénoncé de la part de la Turquie « une volonté d’attiser la haine » contre la France et son président.

Recep Tayyip Erdogan a de nouveau attaqué dimanche son homologue français, réitérant ses doutes sur sa santé mentale.

Dans un discours télévisé à Malatya, une ville d’Anatolie (est), le chef de l’Etat turc a accusé M. Macron d’être « obsédé par Erdogan jour et nuit ». « C’est un cas et, en conséquence, il a vraiment besoin de subir des examens (mentaux) », a-t-il ajouté.

« Tout ce qu’on peut dire d’un chef d’Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c’est: allez d’abord faire des examens de santé mentale », a-t-il déclaré.