Ces deux femmes, interrogées en tant que témoins par les policiers en février 2019, ont été identifiées sur des photos retrouvées dans l’ordinateur de l’islamologue suisse de 57 ans, qui conteste toutes les accusations.

« Il y a une volonté de poursuivre Tariq Ramadan coûte que coûte et ce contre les évidences », a réagi son avocat Me Emmanuel Marsigny.

« Alors que les mensonges des premières accusatrices sont désormais clairement établis, il vient d’être de nouveau mis en examen alors que la première femme visée a elle-même déclaré que les relations avaient été consenties et que l’autre femme ne s’est jamais plainte de leurs deux rencontres », a-t-il ajouté.

« Cette affaire devient grotesque, elle est surtout très inquiétante par sa dérive et le dévoiement des règles de droit », a-t-il conclu.

Aux enquêteurs, les deux femmes ont raconté en février 2019 comment il les avait entraînées chacune dans une relation « dominant-dominé » virtuelle avant un rendez-vous brutal. « Je lui demandais d’être plus doux, mais il me disait : C’est de ta faute, tu le mérites(…) et qu’il fallait obéir », a rapporté l’une des deux, relatant une relation de 2015.

« C’est d’un autre ordre qu’un viol physique, (…) il y a un viol moral », a expliqué l’autre, au sujet de deux rencontres en mars 2016 à Paris. « Mais cette relation a été consentie, oui. Il faudrait une autre infraction pour ce genre de personnes », a-t-elle ajouté.

Cette dernière, âgée de 37 ans, a fini par se porter partie civile récemment, devenant la cinquième femme en France à porter plainte contre l’islamologue. L’autre femme n’a pas été contactée par les juges, selon une source proche du dossier.