Ce jeudi, Tariq Ramadan a été auditionné par un procureur suisse dans le volet helvétique de son affaire. Il en est sorti sans être mis en examen.

BFMTV annonçait une mise en examen quasi certaine. Mais Tariq Ramadan ne s’est finalement déplacé que pour une audition, sans qu’aucune mise en examen ne soit prononcée contre lui. « L’audition de M. Ramadan s’est très bien passée, il n’y a aucune mise en examen, bien évidemment l’enquête se poursuit », a indiqué Me Pascal Garbarini, l’un de ses avocats.

Ce jeudi, Tariq Ramadan était entendu par le procureur de Genève, qui s’était déplacé à Paris pour respecter l’interdiction de sortie du territoire de l’islamologue suisse. Ce dernier « a été très précis et a fait une déposition très circonstanciée qui je pense a eu un effet très positif », a poursuivi l’avocat. Alors que l’affaire se poursuit en France, Tariq Ramadan a été interrogé un peu plus de trois heures en présence d’un juge d’instruction français.

En 2018, une citoyenne suisse avait porté plainte contre Tariq Ramadan, qu’elle accusait de viol et de séquestration. Longtemps, les membres du parquet suisse ont discuté avec leurs homologues français pour pouvoir interroger l’intellectuel. Prochaine étape : une potentielle confrontation avec la plaignante, certainement après le mois de septembre.

Surnommée Brigitte, la plaignante affirmait, lors de son récit à Libé, avoir « eu peur de mourir ». Elle affirmait avoir été séquestrée avant de pouvoir s’enfuir au petit matin. Tariq Ramadan n’a cessé de nier les faits. Dans son livre « Devoir de vérité », Tariq Ramadan avait écrit que la Suissesse ne souhaitait pas porter plainte contre lui mais avait ensuite changé d’avis. « Des individus l’auraient poussée à agir ainsi contre une importante rétribution », écrivait-il. La plaignante avait porté plainte pour calomnie.