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Économie

Dans les supermarchés, les dattes israéliennes de la discorde

Des partisans du mouvement BDS font retirer des dattes israéliennes des rayons des supermarchés. Le CRIF a porté plainte et juge ces actes antisémites.

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La vidéo a tourné sur les réseaux sociaux. Dans un magasin Carrefour, des clients tentent de faire retirer des dattes israéliennes d’un rayon consacré au ramadan. « C’est un affront aux clients musulmans », s’insurge l’un des clients. Las de trouver principalement des dattes en provenance de l’Etat hébreu dans les étals, les musulmans ont beaucoup fait tourner cette vidéo. D’autres, hostiles au boycott d’Israël, dénoncent cette attitude. Le Figaro parle même, sans sourciller, d’« extrémistes ».

Dans une des vidéos, on y voit un client dénoncer les faits en expliquant : « Il n’y a pas que la légalité, il y a aussi l’éthique. » Les dattes symbolisent à elles seules le problème de l’étiquetage des produits provenant des colonies ou d’Israël : si l’Etat impose officiellement que soit indiqué clairement sur les étiquettes que des aliments sont produits en Palestine occupée, les dattes transitent souvent par des pays qui emballent les fruits pour les renvoyer sous un nouveau pavillon, sud-africain par exemple. Pire, plusieurs supermarchés omettent de préciser d’où proviennent les dattes, voire les mélangent avec d’autres venues d’autres contrées.

« A travers Israël, ce sont les juifs que l’on vise »

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) n’apprécie que très peu les actions menées par des clients pro-boycott. Deux plaintes ont été déposées lundi par l’organisation qui lutte à la fois contre l’antisémitisme et pour le soutien de la politique israélienne. Quitte à faire des amalgames. Francis Kalifat, président du Crif, assure que « ces incidents, qui se multiplient alors que commence la saison France-Israël 2018, sont assimilables à des actes antisémites. » Selon lui, « à travers Israël, ce sont les juifs que l’on vise. On a vu que certains, d’ailleurs, ne font pas la différence entre les produits israéliens et kasher…»

Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), y voit la main de membres du mouvement BDS qui « opèrent en toute impunité. » Il demande à Carrefour de « prendre des dispositions énergiques. » Pour le BNVCA, « ces campagnes haineuses sont non seulement illégales mais empiètent sur le pouvoir régalien de l’Etat. » Le CRIF, lui, estime qu’il faut interdire le mouvement BDS.

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