La chaîne de café prévoit d'embaucher des réfugiés dans les différents Starbucks des États-Unis, et dans ses boutiques implantées à l’international.

Starbucks promet d’embaucher 10 000 réfugiés sur cinq ans en réponse à l’interdiction d’accès temporaire des réfugiés aux États-Unis et à l’interdiction d’entrée pour les citoyens issus de sept pays dont la population serait majoritairement musulmane, à savoir l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yemen. Howard Schultz, le directeur général de la chaîne du café, a déclaré qu’il sentait une « profonde préoccupation » suite à cette décision de Donald Trump et qu’il fallait impérativement y répondre et agir. C’est pour cela que, pour commencer, la multinationale compte offrir des emplois aux réfugiés. « Nous développons des plans sur 5 ans afin d’arriver à embaucher 10 000 (réfugiés) dans les 75 pays du monde où Starbucks est implanté », a-t-il écrit aux employés dans une note ensuite publiée sur le site web de l’entreprise. Il a ajouté et précisé que Starbucks « ne soutient pas cette décision, et ne se taira pas, surtout face à l’incertitude due aux actions de la nouvelle administration de Trump qui ne fait que croître jour après jour. » Schultz a ajouté que la compagnie basée à Seattle avait également contacté des employés qui avaient été touchés par cette interdiction d’immigration, et a déclaré que l’entreprise se concentrerait tout d’abord principalement sur le recrutement de réfugiés aux États-Unis et notamment de ceux qui auraient servi d’interprètes pour l’armée américaine.

Les grandes entreprises n’hésitent pas à s’exprimer

Satya Nadella, PDG de Microsoft, a pour sa part écrit sur LinkedIn : « En tant qu’immigrant et en tant que PDG, j’ai vécu et vu l’impact positif que l’immigration a eu et continue d’avoir sur notre entreprise, sur le pays et dans le monde. »  Le président de Microsoft, Brad Smith, a déclaré que 76 employés avaient été touchés par cette interdiction de 90 jours imposée aux citoyens des sept pays musulmans. Et dans un courriel adressé au personnel de Microsoft, il a déclaré: « Nous pensons fortement que les lois sur l’immigration peuvent et doivent protéger la population sans pour autant sacrifier la liberté d’expression ou de religion des gens. Et nous croyons en l’importance de protéger les réfugiés légitimes et respectueux de la loi dont la vie peut être mise en jeu à cause de ces procédures d’immigration. »

Une porte-parole de Google a déclaré que les responsables de la société étaient « préoccupés par l’impact de cette décision et toutes les propositions susceptibles d’affecter les ‘Googlers’ et leurs familles, ou qui pourraient empêcher de grands talents de venir aux États-Unis. » « Nous continuerons à partager notre point de vue sur ces questions avec les dirigeants de Washington et d’ailleurs », a-t-elle continué. Samedi dernier, le PDG de Netflix a pour sa part écrit sur Facebook que les actions de Trump « nuisent aux employés de Netflix à travers le monde » et qu’il « est temps de protéger les valeurs américaines de liberté et d’opportunité. » Hier, le patron d’Airbnb a indiqué sur Twitter qu’il s’engageait à fournir « des logements gratuits aux réfugiés et à tous ceux qui ne sont pas autorisés aux États-Unis. » Enfin, lors d’une manifestation le même jour à l’aéroport de San Francisco au sujet des mesures d’immigration, le cofondateur de Google et président d’Alphabet, Sergey Brin, photographié parmi les protestants, aurait dit à un journaliste : « Je suis ici parce que je suis un réfugié. »

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