L’étude concerne des diplômés ayant fini leurs études de médecine dans un pays autre que les Etats-Unis, et qui demandent une certification américaine, ce qui implique de passer des examens et faire deux ou trois années d’internat aux Etats-Unis.

Les médecins venant de l’étranger représentent le quart des médecins pratiquant aux Etats-Unis. Ceux de pays musulmans, dont le Pakistan, l’Egypte ou encore l’Iran, représentaient 4,5% des docteurs dans le pays en 2019.

Le nombre annuel de demandes de certifications avait augmenté de 2009 à 2015, selon l’étude parue dans la revue Jama, atteignant 4.244 en 2015. Puis il a chuté modérément en 2016, et plus rapidement ensuite jusqu’à tomber à 3.604 en 2018, soit une baisse de 15% en trois ans.

L’auteur principal de l’étude, John Boulet, vice-président de la commission responsable du processus de certification, met la baisse sur le compte de la fermeture partielle des frontières à certains pays décrétée en 2017 par Donald Trump.

« Même la perception d’une interdiction migratoire peut affecter qui se lance dans la procédure de certification », dit-il, tandis que les problèmes de visas peuvent dissuader les responsables des programmes d’internat de faire une offre d’emploi à un citoyen venant des pays ciblés.

Les experts rappellent que la pénurie de médecins est problématique aux Etats-Unis, un rapport estimant le manque de docteurs à 122.000 d’ici 2032.