Le président de SOS Racisme a déclaré, à propos de la sortie de Karim Benzema, que c'était « du foutage de gueule. » Son tort ? Ne pas s'engager assez contre le racisme.

Suite aux déclarations de Benzema à un magazine espagnol, l’attaquant français a subi une campagne de dénigrement, notamment orchestrée par… SOS Racisme.

C’est ce qu’on appelle un tacle bien appuyé. Voire antisportif. L’organisation SOS Racisme, censée défendre, comme son nom l’indique, le racisme, a réagi aux propos de Karim Benzema accusant Didier Deschamps d’avoir « cédé à la pression d’une partie raciste de la France » en ne le sélectionnant pas pour l’Euro 2016. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, s’en est directement pris à l’attaquant du Real Madrid, en déclarant : « C’est du foutage de gueule, c’est bien la première fois que j’entends Karim Benzema s’intéresser aux questions de racisme. Et il se trouve qu’il le fait lorsque son cas personnel est engagé. »

SOS Racisme plus souvent condamné que Benzema

Le président de SOS Racisme poursuit : « Nous sommes face à un personnage qui montre un certain degré d’égoïsme et de narcissisme, et qui ne porte d’intérêt à la question du racisme que quand ça le concerne. » Des propos étonnants, car ils laissent entendre que la question du racisme n’est pas inenvisageable, mais le fait que la victime de cette discrimination présumée se soit emparé elle-même du problème pose un souci à Dominique Sopo. Très vite, le président de SOS Racisme estime que « c’est un peu facile d’essayer de se soustraire à ses propres responsabilités avec des accusations lancées à la légère. »

Puis Sopo ne se prive pas pour donner le coup de grâce à Benzema, qui devrait selon lui mettre sa notoriété « au service des jeunes de quartier qui subissent la discrimination quand ils sont trop ‘bronzés’ » ou au service des migrants : « Il me semble que M. Benzema est un adulte et qu’il peut assumer ses erreurs », dit-il. Or, la justice ne l’a pas  condamné et il est donc toujours présumé innocent. Surtout, entre l’affaire Dray, la condamnation de SOS Racisme aux prud’hommes, les faux témoignages au procès Vauvert et les affaires d’escroquerie, l’organisation n’est pas ce qu’on peut appeler un exemple de droiture.

Yassine Bannani

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