Dimanche dernier avait lieu le Black Women’s Equal Pay Day — comprenez la journée de l’égalité des chances des femmes noires — aux Etats-Unis. L’occasion pour le Centre américain des droits des femmes de dénoncer un racisme latent dans le monde de l’entreprise : selon cet organisme, les femmes noires qui travaillent à temps plein le font en moyenne pour 63 cents là où un homme blanc gagne un dollar. Ce 31 juillet était un jour symbolique, car il faut dix-neuf mois à une femme noire pour gagner la même somme que touche un homme blanc en une année. Selon un sondage, 37 % des femmes noires américaines estiment qu’elles ont moins de chances d’être promues à des postes de cadres supérieurs dans leur entreprise. Et la réalité rejoint largement cette impression.

Cette situation a été dénoncée il y a quelques jours par Serena Williams. La championne de tennis a écrit une tribune dans le magazine américain Fortune, dans lequel elle s’étonne de cette différence de traitement entre blancs et noirs, qui plus est quand il s’agit de femmes. « Une femme noire touche 37 cents de moins qu’un homme blanc », rappelle la sportive qui, après avoir remporté 23 tournois du Grand Chelem, demande un changement profond des mentalités. « Ensemble, nous allons changer l’histoire mais pour cela, il va falloir se battre pour chaque cent », raconte la championne qui, si elle admet avoir « financièrement réussi » dans sa vie, rappelle qu’elle aussi a été victime de racisme et de sexisme. « J’ai été traité injustement, mes collègues hommes ne m’ont pas respectée et, dans les moments les plus durs, j’ai été victime de remarques racistes sur et en dehors des courts de tennis », raconte la tenniswoman.