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Économie

Face aux sanctions américaines contre l’Iran, l’Europe veut jouer sa propre partition

Depuis ce mardi, les entreprises occidentales n’ont plus le droit de travailler avec l’Iran sous peine de sanctions. Une décision de Donald Trump que Bruxelles tente de contrer avec sa « loi de blocage ».

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Ce mardi 7 août, l’accord sur le nucléaire iranien a officiellement pris un coup dans l’aile avec une première vague de sanctions contre l’Iran de la part des Etats-Unis. Une décision prise de façon unilatérale par l’administration Trump en mai dernier. Parmi les premières sanctions imposées par les USA, des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, mais aussi des mesures pour pénaliser les achats dans les secteurs automobile et aéronautique. Les secteurs pétrolier et gazier ne seront affectés qu’en novembre prochain. D’ici là, Donald Trump s’est dit prêt à négocier un nouvel accord. A la grande surprise du chef de la diplomatie iranienne, qui a lâché : « Est-ce que vous pensez que cette personne est une personne avec laquelle on peut négocier ? »

Les entreprises européennes en bien mauvaise posture

De son côté, l’Europe veut riposter. Car plusieurs entreprises du Vieux-Continent ont posé leurs cartons en Iran. Et pour Bruxelles, pas question de se faire dicter la conduite à adopter par Donald Trump. De quoi placer les sociétés européennes dans une posture inconfortable… Car l’Union européenne ne veut pas des sanctions imposées par les Etats-Unis et active donc une « loi de blocage » censée protéger ces entreprises en Iran. « Si les entreprises européennes respectent les sanctions secondaires américaines, elles seront, en retour, sanctionnées par l’Union européenne », résume Nathalie Tocci, conseillère du chef de la diplomatie de l’UE. La loi de blocage de Bruxelles doit permettre aux entreprises européennes qui seront sanctionnées par l’administration Trump d’être indemnisées.

« Quiconque commercera avec l’Iran ne commercera pas avec les Etats-Unis » (Donald Trump)

Une façon pour l’Europe de défendre ses intérêts économiques. Ceux de l’Allemagne tout d’abord, qui a exporté l’an dernier pour 3 milliards d’euros de produits — machines, mais aussi produits pharmaceutiques et alimentaires — vers l’Iran. Mais également ceux de l’Italie et de la France : Airbus doit honorer une commande iranienne, alors que PSA, Renault ou encore la société italienne de chemins de fer commercent avec Téhéran. Cette « loi de blocage » est aussi un signal politique fort envoyé aux Etats-Unis. Bruxelles a indiqué son « regret » quant à la décision de Donald Trump. Mais le président américain semble inflexible : « Quiconque commercera avec l’Iran ne commercera pas avec les Etats-Unis. Je demande la paix mondiale, rien de moins ! », a-t-il prévenu.

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