Des missiles « pratiquement invincible ». Voilà comment Vladimir Poutine est en train de prendre le dessus sur les puissances étrangères surarmées.

Le mois dernier, l’armée russe avait annoncé la « mise en service » de son premier régiment de missiles hypersoniques Avangard, l’une des nouvelles armes développées par Moscou.

Un système qui fait partie d’une nouvelle génération de missiles capables, selon la Russe, d’atteindre une cible quasiment partout dans le monde et de surpasser n’importe quel bouclier antimissile existant, tel que le système déployé par les Etats-Unis en Europe.

« Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a rapporté au président Poutine la mise en service du premier régiment équipé des nouveaux systèmes stratégiques hypersoniques Avangard »

Sergueï Choïgou a « félicité » les militaires russes, jugeant que le déploiement des missiles était « un événement fantastique pour le pays et pour les forces armées ».

Un arsenal de persuasion

Vladimir Poutine avait dévoilé avec fierté en mars 2018 une nouvelle génération de missiles russes, le premier d’entre eux à entrer en exploitation étant l’Avangard. Ce dernier file selon Moscou à une vitesse Mach 20 et capable d’atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33 000 kilomètres par heure.

L’Avangard est également capable de changer de cap et d’altitude, le rendant « pratiquement invincible », selon le président russe.

« C’est un système de missile intercontinental, pas balistique. C’est l’arme absolue », s’était félicité Poutine en juin 2018.

« Je ne pense pas qu’un seul pays dispose d’une telle arme dans les années qui viennent. Nous l’avons déjà », avait-il ajouté. Une autre arme vantée comme « invincible » par Vladimir Poutine, le missile lourd balistique intercontinental de cinquième génération Sarmat, doit être livrée aux forces armées russes en 2020.

Le président russe a assuré que son pays n’utilisera ces armes que « si son territoire est attaqué ou si un des ses alliés est visé pas des armes de destructions massive ». Mais Vladimir Poutine montre qu’il sera prêt le cas échéant à riposter.