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Rohingya : les opprimés aujourd’hui accusés d’être les oppresseurs

Après l’attaque de postes de police par des Rohingya, Aung San Suu Kyi tente de faire passer les musulmans birmans pour des terroristes.

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Après un long silence sur le massacre des Rohingya et des déclarations pour le moins douteuses, comme lorsqu’elle avait accusé des musulmans de tuer d’autres musulmans, le prétendu prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi veut aujourd’hui nous faire croire que les Rohingya sont des terroristes. Et ça fonctionne : les médias, qui se sont trop peu emparé de ce que vit chaque jour la minorité la plus persécutée au monde, n’hésitent pas à accuser celle-ci de terrorisme. Des éléments de langage lancés par la plus haute responsable de l’Etat briman. En effet, le bureau de la conseillère spéciale de l’Etat a déclaré, à propos des derniers affrontements entre Rohingya et forces de l’ordre, que « les terroristes ont combattu les forces de sécurité en utilisant des enfants sur la ligne de front. » Une rhétorique qui ne date pas d’hier : des résistants français durant la Seconde guerre mondiale aux résistants palestiniens… A chaque fois qu’une partie de la population est prise en otage, elle subit ce genre d’accusation. Mais les déclarations d’Aung San Suu Kyi ne doivent pas occulter la répression sanglante qui vise actuellement la minorité musulmane de Birmanie : l’armée birmane vient par exemple de tirer à la mitrailleuse sur des groupes de Rohingya apeurés qui désiraient simplement fuir les zones de combats. « Ils ont tiré sur les civils — pour la plupart des femmes et des enfants — qui étaient cachés dans les collines près de la frontière », a notamment déclaré un responsable local des gardes-frontières du Bangladesh, Manzurul Hassan, à l’AFP. Les terroristes ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

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