Contactez-nous

A la une

Rohani nomme un gouvernement sans grands changements… et sans femmes

Réélu le 19 mai dernier comme président de la République, Hassan Rohani a présenté les ministres de son nouveau gouvernement au Parlement, qui devra statuer sur son acceptation la semaine prochaine. Un cabinet qui reste dans la continuité du précédent, y compris sans femmes. 

Publié

le

Ce matin, le président iranien Hassan Rohani a introduit devant le Parlement sa nouvelle équipe gouvernementale. Ou presque : seuls 17 des 18 titulaires de postes ministériels étaient présents ce mardi, le portefeuille de l’Enseignement supérieur demeurant encore vacant. Une équipe qui se distingue par un profil quasi-identique au gouvernement sortant. Et qui n’aura toujours pas accueilli de femmes, alors que la réélection du « président de l’ouverture » – comme il a aimé se positionner lors de la tumultueuse campagne électorale – a été favorisée en grande partie par la frange la plus réformiste des électeurs. Le long processus qui doit mener à l’acceptation de ce nouveau cabinet sera entamé la semaine prochaine, chaque ministre devant individuellement obtenir la confiance des parlementaires. Or, selon la déclaration à l’AFP d’un de ces députés, le réformiste Elias Hazrati – directeur de l’influent quotidien Etemad -, de nombreux membres de ce gouvernement pourraient se voir opposer un véto. D’autant que le « Majlis » est présidé par le conservateur, certes modéré, Ali Larijani, et qu’aucune force politique iranienne n’y détient une majorité confortable.

Moins bien qu’Ahmadinejad

Un gouvernement qui a notamment reconduit à leur poste deux titulaires de ministères-clé : le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, et celui du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh. En revanche, Hassan Rohani a remplacé le ministre de la Défense, le général Hossein Dehghan, par son vice-ministre, le général Amir Hatami, un pur produit de l’armée – et non des Gardiens de la Révolution. De même, le ministre de l’Economie, Ali Tayyebnia, a été remercié, et remplacé par Massoud Karbassian, lui aussi son vice-ministre. L’absence de femmes reste donc aussi l’un des faits marquants de ces nouvelles désignations. Même si Rohani devrait en nommer aux postes honorifiques de vice-présidentes, qui ne requièrent pas l’assentiment officiel des députés. Sur ce plan, Rohani le réformiste fait moins bien que son impétueux et ultra-conservateur prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, le seul président iranien à avoir nommé une femme ministre, Marzieh Dastjerdi (à la Santé), au cours de son second mandat, entre 2009 et 2013.

 

Laisser un commentaire

Horaires de prière

Horaires de prières

Lettre d’information

Restez dans l'actu avec LeMuslimPost

Facebook

Tweets

Publicité

A la une