Il y a des symboles forts. Alors que le 50e anniversaire de la colonisation israélienne va avoir lieu dans quelques jours, le cabinet israélien a tenu sa réunion hebdomadaire dans un tunnel sous… la mosquée al-Aqsa, dans la ville occupée de Jérusalem-Est. Rien de provocateur dans cette réunion, a insisté le Premier ministre israélien Netanyahu, en affirmant que c’est non loin de là que s’étaient dressés les premier et deuxième temples, « à une époque. » Un demi-siècle après la proclamation unilatérale de l’Etat d’Israël, c’est un message fort adressé à ceux qui veulent la paix. « Des milliers d’années ont passé et le peuple juif est revenu sur sa terre », a déclaré un Netanyahu visiblement fier de sa trouvaille. Le Premier ministre a ainsi voulu « marquer la libération et l’unification de Jérusalem. » Netanyahu n’est pas sans savoir que, notamment parce qu’elle est citée dans le Coran, la mosquée al-Aqsa est importante pour les Palestiniens. Ni que l’esplanade des Mosquées, sur laquelle trône la mosquée, est le troisième lieu saint de l’Islam. Pas étonnant donc que les autorités palestiniennes aient estimé que les Israéliens faisaient là preuve de « provocation. » Pour le chef du Comité suprême islamique à Jérusalem, Shaikh Ekrema Sabri, les Israéliens « déforment » les faits. En effet, la communauté internationale ne reconnaît pas la présence israélienne dans Jérusalem-Est.