Ce choix de l’exécutif constitue selon eux une « nouvelle preuve » que le gouvernement veut « faire passer en force son projet de régression sociale ».

Samedi après-midi, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé qu’il fera usage de l’article 49-3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte législatif sans vote.

Cela « démontre l’impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif, aux multiples inconnues », estiment lundi dans un communiqué commun, cinq syndicats et quatre organisations de lycéens et d’étudiants.

Les syndicats appellent à « multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars, et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève ».

Deux motions de censure séparées ont en outre été déposées et devraient être débattus « a priori mardi » à l’Assemblée nationale.

Si elles sont rejetées, la réforme visant à créer un « système universel » de retraite par points sera considérée comme adoptée. Il s’agit d’un scénario probable car le gouvernement dispose d’une majorité confortable à l’Assemblée.

Une adoption définitive de la réforme, qui doit encore être examinée au Sénat, est attendue à l’été.

Ce projet phare du président Emmanuel Macron a déclenché à partir de début décembre un conflit social exceptionnellement long, notamment dans les transports (rails et métro parisien) mais aussi parmi les avocats ou encore à l’Opéra de Paris.