Projets de mosquées arrêtées, désunion, multiplication des organisations islamiques… En France, l’organisation de l’Islam a du mal à se faire. Début avril, une délégation de responsables de la communauté musulmane de Floride est passée à Marseille. Lors de leur arrivée dans la cité phocéenne, les responsables américains ont été, explique le responsable de la mosquée de La Capelette, Ali Dahmani, « frappés par l’absence d’organisation de l’Islam dans une ville comme Marseille qui compte 300 000 musulmans. » Dans le journal La Provence, le responsable fait un terrible constat : là où, « en Floride, l’Etat ne finance pas les mosquées et la religion est très bien organisée, avec plusieurs mosquées de référence, des leaders désignés et reconnus comme légitime par l’ensemble de la communauté », en France, et notamment à Marseille, « cela n’existe pas. » Ali Dahmani se désole notamment que le Conseil régional du culte musulman, entité régionale du CFCM, « ne fait pas référence pour tous. » Pour le responsable de la mosquée de la Capelette, « cette désorganisation est préjudiciable à la communauté. C’est notamment à cause d’elle que le projet de grande mosquée de Marseille est tombé à l’eau. » Et l’homme de lancer un appel à ses coreligionnaires : « Cette union serait possible si une réelle volonté émane d’une génération nouvelle. Nous avons besoin de personnes motivées qui s’investissent, bénévolement. Cela pourrait se faire au travers du CRCM, à condition que cette structure soit plus localisée afin de répondre aux enjeux marseillais. » Avant de rappeler que « l’aspect bénévolat est très important pour écarter les envies de pouvoir, de postes et d’argent qui ont empêché, jusqu’à présent, notre communauté de se structurer. »