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Ce que dit le report du sommet Israël-Afrique

Un sommet devant sceller les relations entre Israël et plusieurs pays africains a été reporté suite aux pressions exercées par l’Afrique du Sud et le Maroc notamment.

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C’était un événement qui devait sceller le rapprochement entre Israël et plusieurs pays africains. Finalement, le sommet qui allait se tenir du 23 au 27 octobre n’aura pas lieu. Il est officiellement « reporté » à cause de la situation interne du Togo. En coulisses, il se dit que les pressions exercées par l’Afrique du Sud et plusieurs pays maghrébins expliquent ce qui s’annonce comme un revers diplomatique pour Tel-Aviv. Car depuis les années 1980, Israël tente de renouer des relations avec les pays subsahariens, et ce malgré le vote d’une résolution de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) — initiée par l’Egypte — qui appelait à la rupture des relations avec Israël. Au fur est à mesure des années, Tel-Aviv avait tissé de nouveaux liens avec la Côte d’Ivoire et le Cameroun, puis le Zaïre, le Liberia et le Togo jusqu’en 1987. En 2002, la dissolution de l’OUA a permis à l’Etat hébreu d’accélérer les négociations entre Israël et les pays africains. Le sommet d’octobre prochain devait être le point d’orgue de cette nouvelle diplomatie africaine.

Des relations officielles rétablies avec trente-neuf pays subsahariens

C’est donc forcément un camouflet pour Israël, et ce malgré la volonté de la part de l’Etat hébreu de faire bonne figure. Selon Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, les pressions sud-africaines et maghrébines n’ont en rien influencé la décision togolaise. « Une opposition éventuelle de tel ou tel pays arabe ne joue pas vraiment de rôle », assure le porte-parole qui rappelle le succès des deux tournées africaines de Benyamin Netanyahu. « Même sans le sommet, il faut dire qu’il y a aussi des contacts bilatéraux qui sont excellents », estime Emmanuel Nahshon. Israël indique par ailleurs que, depuis les années 1990, des relations officielles ont été rétablies avec trente-neuf pays subsahariens. Mais Israël n’oublie pas qu’il entretient des relations conflictuelles avec certains d’entre eux. Comme le Sénégal, qui avait soutenu la résolution condamnant la colonisation israélienne en territoire palestinien — cela avait valu une brouille diplomatique de plusieurs mois. Ou comme l’Afrique du Sud, dont l’ancienne présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, avait refusé de rencontre Netanyahu.

Netanyahu voulait trouver des alliés au sein de l’ONU

Mais pourquoi est-ce un camouflet pour le Premier ministre israélien ? Si le report du sommet retarde d’autant la future aide au développement promise par Israël à plusieurs Etats d’Afrique de l’Ouest, il contrarie surtout Netanyahu dans son opération de reconquête de l’ONU. En effet, le Premier ministre israélien avait peu goûté la résolution des Nations Unies condamnant sa politique de colonisation et il espérait, contre une poignée de shekels sonnants et trébuchants, « briser la majorité anti-israélienne traditionnelle dans des organisations internationales », indique Times of Israel. La décision d’un report du sommet a notamment été diligentée par le Maroc et par l’Algérie. On se souvient que le souverain marocain avait boycotté une réunion de la CEDEAO pour éviter d’y croiser le Premier ministre israélien. Dans un communiqué, Israël indique qu’il « continuera ses efforts croissants en Afrique comme le pays les a menés au cours de ces dernières années. » Mais Tel-Aviv est prévenu : il faudra désormais faire avec les opposants à sa politique de colonisation en terre palestinienne.

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