Ce week-end, Yusra Mardini a effectué le meilleur temps de sa série de 100m papillon. Son histoire a débuté dans la mer Egée...

C’est une histoire comme on les aime. Une jeune réfugiée a remporté sa série de natation en 100m papillon. Yusra Mardini avait sauvé de nombreux migrants de la noyade…

Si les valeurs de l’olympisme sont de plus en plus fragiles, le CIO a démontré qu’il pouvait encore séduire par ses messages. Pour la première fois, les Jeux Olympiques accueillent cette année une équipe d’athlètes réfugiés. Venus de Syrie, du Sud-Soudan ou encore de République démocratique du Congo, ils sont dix à avoir défilé lors de la présentation des délégations pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Un message fort envoyé au monde : Thomas Bach, le président du Comité international olympique, a tenu à mettre en garde le monde contre « l’égoïsme » et dénoncé ceux qui « se disent supérieurs aux autres. »

Yusra Mardini veut « donner de l’inspiration aux gens »

Parmi les athlètes réfugiés présents à Rio, une nageuse a fait forte impression et montré qu’elle n’était pas là simplement pour le symbole. Yusra Mardini, une réfugiée syrienne, a fait il y a quelques jours la une de la presse pour avoir sauvé dix-huit personnes de la noyade, nageant en pleine mer. Il y a un an, dans la mer Egée, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 18 ans, doit venir en aide aux personnes avec lesquelles elle effectue la traversée. Le bateau est tombé en panne et, se souvient-elle, seules quatre personnes savaient nager. « Trois heures et demie dans de l’eau froide. Votre corps est comme tétanisé. Je ne sais pas comment décrire ça. Je me souviens que sans nager, je n’aurais sans doute pas survécu à cause de l’état de cette embarcation », explique la nageuse sur le site du CIO.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, pour celle qui avait disputé les Mondiaux 2012 de natation avec la Syrie, qu’elle a ensuite décidé de fuir. Mais la nageuse a remporté, samedi soir, sa série de 100m papillon. Une belle conclusion, même si Yusra Mardini n’a pas pu participer aux demi-finales, à cause d’un temps trop important. Repérée par un entraîneur allemand après s’en être sortie du naufrage de son bateau, Yusra retiendra certainement de belles images de son périple à Rio. « Je veux donner de l’inspiration aux gens », assure-t-elle. Un beau message pour tous : « Je suis ici, c’est la preuve que tout le monde peut y arriver aussi », conclut la nageuse.

Salma Ben Taïeb

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