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Société

Réforme du culte musulman : la grande solitude de Hakim El Karoui

Dans une tribune dans Le Monde, Hakim El Karoui a très difficilement réuni quarante signataires appelant à la création de l’AMIF. Parmi eux, un artisan taxi, quelques imams ou encore une ancienne collègue de l’ex-banquier d’affaires.

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S’il fallait encore une preuve du manque de soutien des musulmans vis-à-vis de Hakim El Karoui dans sa tentative de mettre la main sur le financement du culte, force est de constater que la tribune publiée ce mercredi matin dans Le Monde sonne le glas de l’AMIF, l’Association musulmane de l’islam de France que l’ancien banquier de Rothschild rêve de mettre en place.

Alors qu’il se targue d’avoir réuni, le 25 novembre dernier, « plus de 80 personnes (…) dans une certaine allégresse » et qu’il se félicite d’avoir intéressé « des imams, des théologiens et des médecins, des intellectuels et des artistes, des cadres et des acteurs associatifs, des entrepreneurs et des avocats, des hommes et des femmes, des Parisiens et des provinciaux, des musulmans de toutes origines géographiques, réunis autour du même objectif », Hakim El Karoui est aujourd’hui étrangement seul dans sa croisade.

Car en bas de sa tribune, qui est en réalité un appel à la création d’une association visant à organiser le culte musulman, Hakim El Karoui n’a réussi à réunir qu’un faible nombre de soutiens : outre l’ex-banquier, on dénombre en effet moins de quarante signataires, parmi lesquels un artisan taxi, un banquier d’affaires et quelques imams. Des personnalités connues également, comme Tareq Oubrou, qui vise la place de Grand imam de France qu’aimerait créer El Karoui, le comédien Farid Abdelkrim, qui publiait il y a quelques années encore des articles sur le site d’extrême droite Boulevard Voltaire, Tahar Ben Jelloun, déjà recruté à l’époque par Jean-Pierre Chevènement pour sa Fondation de l’Islam de France, ou encore Najoua Elatfani, ancienne présidente du Club XXIe siècle, fondé par… Hakim El Karoui.

Dans sa tribune, Hakim El Karoui écrit : « Professionnels religieux ou acteurs de la société civile, femmes et hommes, les fondateurs de l’AMIF veulent rassembler et mettre en réseau les bonnes volontés. » Il semble que ce rassemblement se dirige plutôt vers le fiasco total. Mais qu’importe, le membre de l’institut Montaigne semble déterminé : oublié, le conditionnel, El Karoui écrit noir sur blanc à propos de l’AMIF : « Cette organisation que nous allons créer. » Une association qui pourrait donc connaître le même destin que la Fondation de l’Islam de France de Chevènement.

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