Que va impliquer la coopération bilatérale suite à la normalisation diplomatique entre les Emirats arabes unis et Israël ?

En réalité, les relations israélo-émiraties avaient déjà débuté avant l’annonce, le 13 août dernier, de cette normalisation. Des sociétés israéliennes avaient en effet précédemment annoncé un accord avec les Emirats arabes unis dans le domaine de la recherche en vue de contenir le coronavirus.

« Il semble que la priorité immédiate va à la coopération en matière de recherche pour combattre le Covid-19 », indique Kristian Ulrichsen, du Baker Institute de l’Université Rice aux Etats-Unis.

Mais la santé n’est pas l’unique domaine de coopération entre les deux Etats. Le chercheur assure en effet qu’il « y a des opportunités dans les technologies médicales et agricoles et des possibilités de coordination dans les startups et la politique d’innovation ».

Emirats et Israël ont d’ailleurs avancé, bien avant le 13 août dernier, sur un terrain important : celui de la sécurité. Ce n’est pas un hasard si Yossi Cohen, chef du Mossad, s’est rendu à Abou Dhabi dès l’annonce de la normalisation des relations entre les deux pays. Israël compte une trentaine de sociétés spécialisées dans la sécurité et la surveillance.

Et forcément, qui dit sécurité dit NSO. Le groupe, qui a développé le logiciel espion Pegasus, travaille depuis longtemps avec les EAU mais également l’Arabie saoudite. On se souvient que Khashoggi avait été espionné par les autorités du pays du Golfe.

Les nouvelles relations bilatérales entre les Emirats et l’Etat hébreu, mais également la possible ouverture de la diplomatie saoudienne vis-à-vis de Tel-Aviv, montre que les domaines de coopérations entre pays du Golfe et Israël peuvent être nombreux.