Suite au blocus imposé par l’Arabie saoudite, suivie par Le Bahreïn, l’Egypte, les Emirats arabes unis et le Yemen, les habitants du Qatar, pris de panique, ont pris d’assaut les supermarchés de Doha. Les produits de première nécessité ont disparu des rayons en quelques heures après l’annonce. Avec une unique frontière terrestre avec… l’Arabie saoudite, le Qatar dépendait du royaume voisin pour ses importations, notamment en ce qui concerne les produits alimentaires. Après la panique dans les supermarchés et les rumeurs de coup d’Etat diffusées cette nuit sur les réseaux sociaux, le gouvernement du Qatar a publié un communiqué pour tenter de rassurer sa population et éviter que la panique ne devienne contagieuse : « Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour (…) mettre en échec les tentatives de nuire à sa population et son économie », peut-on lire dans ce document.

D’autres secteurs risquent d’être touchés par la brouille diplomatique entre le Qatar et ses voisins. En effet, outre les importations, ce sont aussi les exportations qui sont touchées, particulièrement celles des équipements électroniques ou encore du bétail. Car le blocus frappe directement le portefeuille du Qatar : selon l’ONU, les exportations du Qatar, rien que vers l’Arabie saoudite, représentaient 796 millions d’euros en 2015. Qatar Airways pourrait également être l’entreprise la plus touchée par la brouille diplomatique : Akbar Al Baker, le PDG de la compagnie aérienne, est rentré au Qatar lundi alors que se déroulait, à Cancun, l’assemblée générale de l’Association internationale du transport aérien (IATA), la grand-messe de l’aéronautique. En revanche, les exportations de gaz et de pétrole de l’émirat ne devraient pas souffrir du blocus imposé par l’Arabie Saoudite et par ses alliés de circonstance. Reste également à savoir combien de temps durera le blocus.