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Le Qatar annonce son départ de l’Opep d’ici janvier

Le ministre qatari de l’Energie souhaite quitter l’Organisation mondiale du pétrole. Il assure que son choix n’est pas lié à l’embargo infligé par l’Arabie saoudite.

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« Le Qatar a décidé de se retirer comme membre de l’OPEP avec effet en janvier 2019 », a déclaré lundi 3 décembre le nouveau ministre de l’énergie de l’émirat, Saad Sherida Al-Kaabi.

Une décision étonnante pour un pays qui est membre de l’Organisation mondiale du pétrole depuis 1961. Mais l’émirat a déclaré qu’il souhaitait développer sa stratégie autour de l’industrie gazière, notamment en développant ses capacités de production et grâce à l’exploitation d’un champ gazier qu’il partage avec l’Iran.

Le Qatar est en effet le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié. A l’Opep, il est l’un des plus petits producteurs de pétrole (600.000 barils/jour l’an dernier sur un total de 32,5 millions de barils pompés par l’ensemble des membres de l’organisation). Son influence au sein de l’organisation est donc limitée et son retrait devrait avoir peu de répercussions sur le marché.

L’ex-Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, a d’ailleurs affirmé sur Twitter que l’Opep était « devenue inutile » et n’apportait « plus rien » à son pays.

« L’émirat profite de l’affaiblissement de l’Arabie saoudite sur la scène diplomatique »

Cette décision intervient à quelques jours d’une réunion importante du cartel à Vienne les 6 et 7 décembre, dont l’objectif est de trouver un accord sur une réduction de la production de pétrole, suite à la chute des prix.

Un choix qui survient également alors que le Qatar et ses voisins (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte) sont en pleine crise diplomatique depuis dix huit mois. Mais Doha assure que ce départ n’est pas motivé par des raisons politiques.

Pourtant l’Arabie Saoudite est à la tête de l’Organisation et également l’un de ses cofondateurs. Selon plusieurs observateurs, la position du Qatar au sein de l’Opep ne pouvait pas durer.

« Le pays n’a aucun besoin de quitter l’Opep pour se focaliser sur le gaz. L’émirat profite de l’affaiblissement de l’Arabie saoudite sur la scène diplomatique provoqué par l’affaire Khashoggi », analyse pour les Echos Thierry Bros, chercheur à l’Oxford Institute for Energy Studies. Pour lui, cette décision est clairement dirigée contre Ryad.

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