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Propos sur le foulard et le Maroc : le mea culpa de Ghaleb Bencheikh

Après avoir insinué que l’ancien roi du Maroc Hassan II avait joué un rôle négatif dans l’« affaire des foulards de Creil » en 1989, le président de la Fondation de l’Islam de France s’est excusé pour une « ellipse involontaire » et a loué le rôle « exemplaire » du souverain.

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Le nouveau président de la Fondation de l’Islam de France n’en finit pas de faire parler de lui. Elu mi-décembre à la tête de l’organisation autrefois présidée par Jean-Pierre Chevènement, l’islamologue a récemment indiqué dans Marianne que « le voile est une atteinte à la dignité humaine dans sa composante féminine. Ce n’est pas cela, l’élévation spirituelle. » Des propos qui ont fait polémique.

Mais c’est une autre déclaration, toujours sur le foulard, qui a créé une levée de boucliers. Ce 31 janvier 2019, à l’occasion de la présentation des vœux de la Fondation, le président a évoqué l’affaire des foulards de Creil. Ghaleb Bencheikh a estimé que, à l’époque, ces « fillettes à peine nubiles », en 1989, avaient été « emmitouflées à Creil sous prétexte que le Commandeur des croyants au Maroc dit qu’il faut respecter le voile. » Des propos qui ont choqué les mosquées marocaines de France.

Dès ces déclarations faites, la Grande mosquée Mohammed VI de Saint-Etienne a fait part, dans un communiqué, de son « indignation » et a estimé que « cette énorme contre-vérité (…) est démentie par les faits historiques facilement vérifiables. » A l’époque, Hassan II était roi du Maroc. C’est lui qui était intervenu pour demander aux jeunes filles de retourner à l’école.

Interrogé sur cette déclaration, Ghaleb Bencheikh a voulu désamorcer la polémique et évoqué une « ellipse involontaire. » « J’ai réalisé que j’avais omis de préciser, comme je le fais dans certaines de mes conférences à propos de ce sujet, que c’est le père des fillettes qui a prétendu que c’était le Commandeur des croyants qui lui enjoignait de suivre scrupuleusement ce qu’il y a dans le Coran », a indiqué l’islamologue qui a ajouté à AtlasInfo que la position du roi du Maroc au moment de cette affaire a été « exemplaire. »

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