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Politique

Printemps républicain : des « trolls » dans les mairies en 2020 ?

Après avoir lancé de nombreuses polémiques sur les réseaux sociaux, le Printemps républicain vise les municipales de 2020. Le mouvement voudrait lancer plusieurs « projets » dans différentes villes, comme à Nîmes.

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Il est des nouvelles qui sont peu rassurantes. Habitués à lancer des polémiques sur les réseaux sociaux, les « trolls » du Printemps républicain auraient pour ambition de peser lors des prochaines élections municipales. En effet, selon Le Point, l’association serait sur le point de se transformer en un parti politique. Le président de PR, Amine El Khatmi, a d’ailleurs débuté un tour de France des adhérents, prévient l’hebdomadaire. L’élu municipal d’Avignon s’est en effet récemment rendu à Bourges ou encore Nîmes, à la recherche de soutiens. Avec, en message de fond, une dénonciation des « dérives clientélistes de la gauche en direction des musulmans », résume Le Point.

Le Printemps républicain se définit, comme l’association se décrit sur son site internet, comme « un mouvement de citoyens libres et indépendants, déterminés à défendre et promouvoir, dans le débat public, la République et ses principes : l’égalité, la laïcité, la fraternité, la solidarité et la souveraineté. » Mais en novembre 2018, le mouvement dénonçait « l’étrange défaite de la Gauche républicaine » lors de l’élection législative partielle dans la 1ère circonscription de l’Essonne. Le PR n’a jamais caché son soutien à Francis Chouat, le poulain de Manuel Valls. Dans son communiqué, l’association écrivait être « de plus en plus déterminé à assumer ses responsabilités le moment venu. »

Ce moment, donc, ce seront les municipales. L’association compte déjà, dans sa liste de membres, des relais locaux bien implantés. Composé d’anciens socialistes, le PR a par exemple, parmi ses adhérents très actifs sur les réseaux sociaux, Benjamin Vulbeau, qui roule désormais pour En Marche !, l’ancien préfet Gilles Clavreul, Nassim Seddiki, ancien membre du bureau fédéral du PS, l’eurodéputé Emmanuel Maurel ou encore la maire du XXe arrondissement de Paris Frédérique Calandra. Amine El Khatmi a, de son côté, tenté de draguer dans différentes communes. A Nîmes, il prévient qu’« un projet républicain y sera présenté aux habitants le moment venu. »

Et c’est sur les terres du Parti socialiste que compte chasser le Printemps républicain, après avoir tenté d’y imposer sa patte. Un ancien porte-parole du PS précise que l’influence du mouvement au sein du parti était certes « minime » — on parle plutôt de « relais » —, mais que celui-ci n’hésitait pas à exercer « des pressions » sur certains membres. Vallsistes, les membres du PR ont quitté le navire après le naufrage de la dernière présidentielle, après des désaccords de fond avec Benoît Hamon jugé trop « clientéliste » vis-à-vis des musulmans. Autant dire qu’il sera, pour cette campagne des municipales, beaucoup question d’Islam là où des sympathisants du Printemps républicain se présenteront.

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