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Le prince héritier saoudien en tournée en Asie, en quête de contrats et d’alliés

Mohammed ben Salmane a entamé dimanche au Pakistan une tournée asiatique dans trois pays. Il espère de juteux contrats et montrer qu’il demeure un acteur-clé sur la scène diplomatique cinq mois après l’affaire Kashoggi.

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Accueilli dimanche soir avec des honneurs à sa descente d’avion à Islamabad par le Premier ministre Imran Khan, MBS doit recevoir aujourd’hui la plus haute décoration civile du Pakistan.

Un rapprochement notable entre l’Arabie Saoudite et le Pakistan, qui s’est aussi traduit hier par la signature de plusieurs protocoles d’accord entre leurs deux pays dans différents secteurs, pour une valeur totale estimée à 20 milliards de dollars.

Le Pakistan qui fait face à une grave crise de sa balance des paiements, compte beaucoup sur son vieil allié saoudien pour l’aider à sortir de l’ornière.

MBS a par ailleurs ordonné la « libération immédiate de 2.107 prisonniers pakistanais détenus dans les prisons saoudiennes », a indiqué le ministre de l’Information pakistanais Fawad Chaudhry sur Twitter.

Cette visite intervient dans un contexte régional très tendu, marqué par des frictions avec l’Inde et l’Iran voisins, qui accusent tous deux le Pakistan de soutien à des groupes insurgés impliqués dans des attentats-suicides commis la semaine dernière sur leurs territoires. Islamabad a rejeté dimanche les « affirmations absurdes » de New Delhi, réaffirmant vouloir « une normalisation de ses relations avec l’Inde ».

Il « veut démontrer qu’il n’est pas un paria international »

Le prince héritier saoudien doit d’ailleurs se rendre en Inde dès demain, où il rencontrera le Premier ministre Narendra Modi et discutera pétrole avec son ministre Dharmendra Pradhan. Il est aussi attendu en Chine jeudi et vendredi.

Une tournée en Orient, qui intervient cinq mois après l’affaire Khashoggi. Pour les analystes, la tournée asiatique de MBS, tombe ainsi à point nommé pour prouver à l’Occident qu’il a encore des alliés.

Il « veut démontrer qu’il n’est pas un paria international », souligne à l’AFP James M. Dorsey, chercheur rattaché à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour.

Il s’agit d’apporter la preuve qu’il a toujours « accès (à la scène) internationale et qu’il peut opérer (…) en tant que plus haut représentant d’Arabie saoudite à part le roi », souligne-t-il.

Le voyage du prince comporte aussi un important volet économique: « La Chine est le plus important acheteur de brut saoudien et ses principaux autres clients sont tous asiatiques: l’Inde, le Japon, la Corée du Sud », souligne M. Dorsey.

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