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Société

Prières de rue : la mairie de Clichy porte plainte

Le maire de Clichy poursuit en justice l’association musulmane de sa ville, après plusieurs prières de rue entre avril et décembre 2017, qui avaient provoqué la colère des élus.

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En novembre dernier, une centaine d’élus notamment LR, avaient protesté avec virulence lors d’une prière de rue organisée à Clichy (Hauts-de-Seine). Des images vidéo avaient montré des fidèles bousculés.

Depuis, le conflit opposant le maire Rémy Muzeau et l’Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC), continue. 

Le maire a décidé de poursuivre en justice l’association et son président Mohand Kazed, pour « organisation de manifestation sans déclaration ». Le procès a lieu aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Nanterre. 

« L’UAMC (les) a organisées sans déposer la moindre déclaration préalable en préfecture, ce qui constitue un délit », a déclaré Pierre-Rémi Drai, l’avocat du maire, concernant ces prières de rue. 

Arié Alimi, avocat de l’association musulmane, conteste. « Il n’y a pas d’obligation déclarative pour les prières de rue car ce n’est pas le Code pénal qui s’applique mais la loi de 1905 qui prévoit un régime spécial pour les manifestations cultuelles sur la voie publique », a t-il défendu.

Une autre procédure a également été engagée contre Rémi Muzeau pour diffamation, suite à des propos tenus sur LCI en novembre 2017, que l’UAMC estime être une provocation à la haine. 

L’élu aurait affirmé la tenue d’un prêche en arabe comportant des appels au meurtre. Il s’était également plaint de la distribution de tracts invitant à tuer des juifs. 

Mais l’Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC) s’est finalement désistée vendredi dans cette procédure contre le maire. L’UAMC a « l’intention de déposer une nouvelle assignation, plus précise, ultérieurement » a précisé l’avocat Arié Alimi. 

« Le maire de Clichy a été malmené, traité de fasciste. Nous entendons bien obtenir des dommages et intérêts », a cependant fait savoir la partie adverse à la Croix.

A l’origine de ce conflit, une mosquée, que les fidèles réclamaient en centre-ville et non en périphérie. Le maire avait décidé, en mars 2017, de transformer en médiathèque le local de l’UAMC, utilisé comme lieu de culte et situé en plein centre-ville. Il avait alors réussi à faire expulser les fidèles. 

Deux ans plus tôt, il avait également fait inaugurer une mosquée. Mais l’UAMC n’avait pas voulu s’y installer, la jugeant trop excentrée de Clichy, exiguë et non conformes aux normes de sécurité.

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