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Lors de la présidentielle au Brésil, l’extrême droite fait fureur

Jair Bolsonaro, le candidat de l’extrême droite, est arrivé largement en tête du premier tour de la présidentielle brésilienne. Le candidat du Parti des travailleurs va avoir fort à faire pour tenter de remporter la victoire au second tour.

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A première vue, c’est le candidat qui séduit les foules. Le « Trump tropical » comme aime à le surnommer la presse. Jair Bolsonaro, qui vise la présidence brésilienne, a même reçu le soutien de nombreux footballeurs, comme Rivaldo, Cafu, Lucas Moura ou encore l’énorme star du ballon rond Ronaldinho. Cela ferait presque oublier que l’homme politique, qui a réuni 46 % des suffrages lors de l’élection de dimanche, est d’extrême droite.

Son programme politique ne souffre d’aucune contestation à ce sujet : costume militaire sur le dos, Jair Bolsonaro promet le retour de la sécurité au Brésil. Mais au-delà de la promesse de la fin des trafics en tout genre, le candidat a montré au pays son racisme le plus assumé. En février, il déclarait ainsi que s’il était élu, « l’Indien n’aura plus un centimètre de terre. »

Sous les habits militaires se cache un dictateur en puissance. « L’erreur de la dictature a été de torturer sans tuer », a osé Jair Bolsonaro en 2016, regrettant que le pays ne soit plus aux mains de l’armée et rêvant à un pays sans communistes.

Mysogine, homophobe — « Je préfère voir mon fils mourir dans un accident de voiture que le voir ramener un moustachu à la maison », dit-il — et provocateur, Bolsonaro promet un Etat chrétien et ne veut pas entendre parler de la laïcité. « Dieu au-dessus de tous. Cette histoire d’Etat laïque n’existe pas. L’Etat est chrétien et que celui qui n’est pas d’accord s’en aille », martèle-t-il.

Arrivé en tête, passé très près d’une victoire au premier tour, le leader de l’extrême droite brésilienne laisse présager le pire s’il accède au pouvoir. Le candidat promet d’autoriser plus facilement le port d’arme, prônant « la légitime défense du citoyen, de sa famille et de sa propriété », Bolsonaro fait peur notamment à cause de son soutien par les évangéliques ultraconservateurs.

Une menace pour l’éducation, alors que, côté économique, il semble ne pas avoir de programme. L’on sait juste qu’il veut privatiser la quasi-totalité des entreprises publiques mais également vendre le patrimoine immobilier de l’Etat pour réduire la dette du Brésil.

Opposé, lors du second tour qui aura lieu le 28 octobre prochain, au professeur de sciences politiques Fernando Haddad, Bolsonaro verra se dresser devant lui une large alliance anti-extrême droite. Le Parti des travailleurs espère rattraper son retard.

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