Chez le Printemps républicain, à chaque semaine sa polémique… et sa cible. Après avoir (une nouvelle fois) décidé de s’acharner sur Rokhaya Diallo après le SparadrapGate, l’organisation vallsiste s’en est pris pendant tout le week-end à la présidente de l’Unef Paris 4, Maryam Pougetoux. Cette dernière s’est exprimée, samedi 12 mai, dans les médias. Elle rappelait notamment les raisons de la mobilisation étudiante contre la sélection.

Voilée, Maryam Pougetoux a été ciblée depuis par de nombreux internautes, parmi lesquels des membres du Printemps républicain. « Si Maryam se fait attaquer, c’est parce qu’elle est une femme musulmane portant le voile », indique l’Unef Sorbonne Université dans un communiqué. Le syndicat étudiant dénonce l’attitude de Laurent Bouvet qui, continue l’Unef, « derrière son supposé débat sur une laïcité excluante (…) cache une islamophobie décomplexée. »

L’organisation syndicale condamne « fermement le déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe dont Maryam est victime. » Du côté du Printemps républicain, on reproche à l’Unef une « convergence des luttes » entre l’organisation syndicale et des « formations islamistes », notamment Etudiants Musulmans de France (EMF), «  l’une des filiales des Frères musulmans en France. l’une des filiales des Frères musulmans en France.

Pour le Printemps républicain, « les valeurs progressistes, féministes et universalistes sont à l’opposé de la propagande sexiste, antisémite et antidémocratique » des Frères musulmans. Dans une série de tweets, l’organisation de Laurent Bouvet n’hésite pas à viser une nouvelle fois « l’élu insulteur de Saint-Denis Madjid Messaoudene, le leader islamiste Marwan Muhammad, la chroniqueuse décoloniale Rokhaya Diallo. » Laurent Bouvet demande « comment défendre en même temps des principes progressistes et féministes (contraception, IVG, mariage pour tous…) et afficher ostensiblement ainsi ses convictions religieuses. »