Israël a dévoilé mercredi une équipe de cyclisme qui prendra le départ du Tour de France, tout comme l’allié saoudien de l’État hébreu, qui souhaite redorer son image à l’étranger en entrant dans la cour des grands rendez-vous sportifs internationaux.

La nouvelle équipe, « Start-up nation », remplacera l’équipe suisse Katusha-Alpecin. Une équipe du World Tour — le plus haut niveau cycliste mondial et donc qualifiée d’office pour le Tour — achetée par le milliardaire israélo-canadien Sylvan Adams et d’autres investisseurs.

Né au Québec, Sylvan Adams multiplie les événements afin de faire mousser l’image de l’État hébreu à l’étranger. Il était d’ailleurs un des architectes du match amical de foot, le mois dernier, entre l’Uruguay et l’Argentine, avec Lionel Messi, à Tel-Aviv.

« Nous aurons notre nom, Israël, au Tour de France, qui sera vu par 2,6 milliards de personnes avec nos couleurs bleu et blanc. C’est très symbolique », a déclaré à l’AFP M. Adams, précisant qu’au moins un des huit coureurs de son écurie sur deux roues sera de nationalité israélienne.

Le « sportwashing » de plus en plus prisé par Israël

Le grand départ du prochain Tour de France est prévu le dernier weekend de juin à Nice avec une dernière étape sur les Champs-Elysées le dimanche 19 juillet.

« J’espère voir un Israélien à la ligne d’arrivée du Tour de France, ce serait un événement historique », a ajouté M. Adams qui, pour mieux faire passer la pilule, indique qu’il vient « de signer un coureur cycliste musulman, nous avons aussi un Druze, cela fait partie de notre approche pour la diversité et la tolérance afin de bâtir des ponts par le sport ».

Quoi qu’il en soit, Israël multiplie les opération de sportwashing, en particulier dans le cyclisme : après avoir obtenu l’organisation d’étapes du Giro, le Tour d’Italie, l’Etat hébreu espère faire oublier la colonisation, régulièrement dénoncée par la communauté internationale, en investissant un terrain jusque là peu utilisé, celui du sport.