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Le Premier ministre hongrois accuse l’Europe de créer une « Eurarabie »

Le gouvernement hongrois a réagi avec véhémence à la procédure d’infraction lancée par l’Union européenne, la Hongrie étant loin de remplir son quota en matière d’accueil des réfugiés. Selon le Premier ministre Orbán, certains pays membres veulent instaurer « une Eurarabie » sur le continent.

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La réaction officielle hongroise ne s’est guère fait attendre. Suite à l’annonce, faite cette semaine par l’Union européenne (UE), d’entamer une procédure d’infraction à l’encontre de trois pays de l’Europe centrale – la Hongrie mais aussi la Pologne et la République tchèque – pour graves manquements en matière d’accueil de réfugiés, le Premier ministre Viktor Orbán s’en est pris à « quelques pays » européens, coupables selon lui de vouloir créer « une Eurarabie » sur le Vieux Continent. « Les pays qui sont en train d’expérimenter une Eurarabie, qui unit les restes des cultures chrétienne et musulmane, devront accepter que nous Hongrois ne voulons pas être partie prenante de cette expérimentation », a déclaré hier le chef du gouvernement sur les ondes de la radio nationale Kossuth. Selon ce nationaliste de 54 ans, dans certains pays de l’UE, « se déroule une expérimentation qui laisse de côté les traditions pour les combiner avec une autre culture, une autre religion et une autre vision ». Un soi-disant plan fomenté pour autoriser l’entrée d’étrangers sur le territoire communautaire. « Si les Allemands, les Français et les Italiens », qu’il désigne nommément, « veulent s’adonner à cette expérimentation, nous ne les empêcherons pas ; mais nous leur demandons de ne pas nous obliger à les suivre », tente de justifier ce juriste de formation.

Consultation « populaire »

Sans surprise, la Hongrie, dirigée par une coalition de conservateurs nationalistes et de démocrates-chrétiens, défend bec et ongles une politique d’immigration et d’asile particulièrement restrictive. Comme d’autres pays voisins de l’ancien bloc soviétique, elle se refuse à remplir ses obligations en matière d’accueil de son quota de réfugiés, répartis depuis l’Italie et la Grèce à toute l’Union. Orbán entend rappeler que « si l’on peut mettre la pression sur un gouvernement, sur un peuple, c’est impossible. » Le Premier ministre fait référence à une « consultation populaire » initiée par son gouvernement sous le mot d’ordre « Disons stop à Bruxelles ! » et par laquelle il a été demandé aux électeurs de trancher sur leur volonté ou non de cohabiter avec des réfugiés, après avoir subrepticement établi un rapport entre réfugiés et terrorisme. Résultat : les votants « ont clairement indiqué qu’ils veulent vivre en sécurité et rejettent les immigrés illégaux« . Ce faisant, Budapest persiste et signe dans son intransigeance à faire montre d’un minimum de solidarité humaine, après avoir érigé des murs à barbelés le long de ses frontières avec la Serbie et la Croatie pour dissuader l’entrée des migrants de la route des Balkans ou de contenir ces derniers dans des « zones de transit » qui s’apparentent davantage à des centres d’incarcération à proximité des frontières. Alors même que les Hongrois, comme leurs frères de l’Est, avaient bénéficié de l’accueil des Européens de l’Ouest après la chute du Mur de Berlin et la dislocation de la tutelle soviétique.

 

 

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