La comédienne Amelle Chahbi s’interroge, ce soir, sur l’intégration de la communauté maghrébine en France, sur les clichés et le racisme ordinaire.

Ce soir, sur Planète+, le premier volet d’une trilogie documentaire s’intéresse à la question du racisme anti-Arabes en France, à travers une promenade de l’humoriste Amelle Chahbi dans les rues de Paris.

« Il faudrait un président qui fasse une épuration ethnique. » Lorsque Amelle Chahbi rencontre un facho, le ton est donné. Mais le racisme, ça se soigne, promet la comédienne révélée dans le « Jamel Comedy Club ». « Quand tu parles à des gens comme ça, ils commencent par débiter leur fameux discours raciste mais, plus la conversation avance plus ils s’adoucissent. C’est très étrange. Dès que tu les mets face à une réalité physique et verbale, il ne se passe rien d’anormal. Il y a un individu face à un autre individu. On s’écoute », résume l’humoriste aux Inrocks. Ce lundi 26 septembre, la chaîne Planète+ diffuse la première partie de « Pourquoi nous détestent-ils ? », une trilogie documentaire qui s’annonce passionnante.

L’intégration de la communauté maghrébine en question

Une série de trois documentaires « qui se penche, sans tabou, sur les relations qu’entretient la France avec trois de ses minorités et explore les différentes causes du racisme à leur encontre », écrit la chaîne qui diffusera deux films sur les Noirs et sur les Juifs, après cet épisode consacré aux Arabes ce lundi soir. Dans ce premier volet, Amelle Chahbi « s’interroge sur l’intégration de la communauté maghrébine en France, sur les clichés véhiculés à son encontre, ainsi que sur le racisme ordinaire dont elle fait l’objet », résume Planète+. Car, depuis les attentats de janvier 2015, le racisme anti-Arabes est devenu ordinaire. Un sujet d’actualité, au moment où de nombreuses personnalités tentent de discréditer les victimes de l’islamophobie. Le choix d’Amelle Chahbi est excellent. Tout d’abord parce que la comédienne a réalisé « Amour sur place ou à emporter », un film qui traite des préjugés et du racisme, aussi bien anti-Arabes qu’anti-Noirs. Mais aussi parce que les trois-quarts des victimes de l’islamophobie sont des femmes. A voir, donc.

Mehdi Chaouali

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