Un sondage vient montrer que la revendication du port du voile sur son lieu de travail est en réalité minoritaire.

Alors que médias et politiques n’ont cessé de débattre, depuis l’affaire de la crèche Baby Loup, un sondage vient montrer que la revendication de pouvoir porter le voile sur son lieu de travail est en réalité minoritaire. Preuve une fois de plus que les sujets les plus polémiques ne sont pas forcément les plus prioritaires pour les Français.

L’étude, menée par le cabinet Inagora concerne les pratiques religieuses dans les entreprises. Et – ô surprise –, seules 23 % des femmes musulmanes affirment placer en priorité de leurs revendications le port du voile. « Personne n’avait jamais interrogé ces femmes. Seuls les managers avaient été sollicités sur ces questions », explique Anaïs Leleux, la consultante à l’origine de l’étude.

Un quart des entreprises autorise la prière

Le débat a donc glissé vers le port du foulard islamique, quand les musulmanes sont préoccupées par une autre question : la prière. 64 % des femmes interrogées estiment en effet que c’est à ce pilier de l’Islam qu’elles accordent le plus d’importance au travail. Loin devant le port du voile, donc, et la pratique du ramadan – qui est une priorité pour une musulmane sur dix –, la prière est la pratique la plus importantes pour vivre sa foi, selon elles.

Débattre de la prière au travail pourrait donc être une véritable priorité pour les autorités. Car, précise l’étude, certaines femmes sont obligées de « prier clandestinement. » « Je prie vraiment en cachette, très rapidement, comme si je commettais un petit crime », raconte une des musulmanes interrogées. Mais, affirme également l’enquête, un quart des entreprises autorise la pratique de la prière rituelle pendant les pauses.

Islam : prier au travail, une revendication plus importante que le port du voile (ici)

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