Selon un analyste américain, les partis islamophobes réuniraient entre 20 et 30 % des suffrages populaires. De quoi inquiéter...

L’inventeur des « no-go zones » pour Fox TV estime que les partis politiques prospérant sur le rejet de l’Islam séduisent 20 à 30 % de la population.

Dans une interview fleuve au Figaro, Daniel Pipes, titulaire d’un doctorat en Islam médiéval de l’université de Harvard et président du Middle East Forum, parle du rejet de l’Islam aux Etats-Unis — son pays — mais également en France. Pour lui, « aujourd’hui, les partis politiques qui prospèrent sur le rejet de l’Islam représentent partout de 20 % à 30 % de l’opinion. » Le docteur en Islam médiéval revient sur l’histoire de ce rejet de la religion musulmane, qui a débuté selon lui en 1989, « avec l’affaire Salman Rushdie au Royaume-Uni et avec le débat sur le port du foulard en France. »

L’islamophobie bientôt au pouvoir ?

Si le président du Middle East Forum y va parfois un peu fort dans son interview — il parle notamment de « guerre civile (…) lors des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises » —, Daniel Pipes est alarmiste quant à la montée de l’islamophobie en France et dans le reste du monde : l’Américain assure que les partis prospérant sur le rejet de l’Islam « peuvent grandir jusqu’à prendre le pouvoir. » Car, pour Daniel Pipes, « le fossé se creuse entre les musulmans et les non-musulmans. » Force est de constater que l’analyse de Daniel Pipes se tient, l’Islam étant devenu un enjeu électoral pour la présidentielle de 2017 en France, selon l’aveu de Manuel Valls.

Daniel Pipes: «Chaque attentat renforce le rejet de l’islam» (ici)

Yassine Bannani

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