De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a estimé que les discussions avaient permis des « avancées » et annoncé qu’il réunirait de nouveau les partenaires sociaux « dans les premiers jours de janvier ».

« Rien de concret (…) le Premier ministre n’a pas entendu la rue », a déclaré Philippe Martinez, leader du syndicat CGT, à la sortie de la réunion.

« L’intersyndicale mobilisée pour demander le retrait de la réforme des retraites appelle à une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grèves le 9 janvier », a-t-il annoncé.

Le syndicat Force ouvrière s’est joint à cet appel dont s’est en revanche désolidarisée la CFDT, le premier syndicat français qui soutient le principe de la réforme proposée par le gouvernement mais s’oppose à une mesure visant à inciter les Français à travailler plus longtemps.

Saluant un « climat constructif », le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a toutefois souligné qu’il restait « un point dur » sur la mise en place d’un « âge d’équilibre » de 64 ans. Cette mesure vise à maintenir l’équilibre financier du système, chacun pouvant continuer à partir à la retraite à 62 ans, mais avec un malus sur sa pension et un bonus pour ceux partant après.

Dans la foulée, la CGT-Cheminots, principal syndicat au sein de la compagnie ferroviaire SNCF, a décidé de poursuivre la grève qui paralyse largement le trafic des trains dans tout le pays.

« La grève continue » et « deux actions sont programmées: le Noël des grévistes et des rassemblements le 28 décembre », a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

L’Unsa ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF, a pour sa part appelé à « une pause pour les vacances scolaires », qui débutent vendredi soir, a précisé à l’AFP son secrétaire général, Didier Mathis.

Près de 60% des trains prévus les 23 et 24 décembre ont pour l’instant été annulés à cause de la grève des cheminots.