Après plus de cinquante ans de carrière, le grand leader de la rumba congolaise, Papa Wemba, s’est éteint sur scène.

Le père de la musique congolaise, Papa Wemba, nous a quittés ce dimanche 24 avril 2016 à l’âge de 66 ans lorsqu’il était à peine monté sur scène à Abidjan. Retour sur la vie de cette légende de la musique africaine.

Après plus de cinquante ans de carrière, le grand leader de la rumba congolaise s’est éteint dans le lieu qui lui tenait le plus à cœur : la scène du Festival des musiques urbaines (Femua) à Abidjan où il était en plein concert. Ce dimanche vers 5 heures du matin, Papa Wemba a eu un gros malaise sur scène, il s’est effondré devant ses amis et musiciens avant de quitter ce monde quelques heures plus tard.

La référence de la rumba

En 1969, Papa Wemba participe à la naissance de Zaiko Langa Langa, un groupe qui a révolutionné la rumba congolaise en introduisant des rythmes plus accélérés. Il rencontre un succès incroyable entre 1970 et 1990, c’est avec le tube « Chouchouna », sorti en 1974, que Papa Wemba se fera connaître du grand public. Cette même année, il quitte le groupe pour créer l’Isifi Lokole pour centrer sa musique sur le lokolé, instrument africain à percussion. Mais cette aventure pris fin l’année suivante. Papa Wemba voyait grand et créa alors le Yoka Lokole – plus connu sous l’appellation The Fania All Stars – pour produire des rythmes qui ont fait danser toute l’Afrique.

En 1977, il crée le groupe Viva la Musica qui l’accompagne durant toute sa carrière et contribuera à lancer plusieurs grands noms de la musique congolaise. Sa route continue avec une collaboration avec le groupe Afrisa International de son idole Tabu Ley. Papa Wemba partira ensuite en Europe pour participer à des tournées et enregistrer deux chansons. Depuis 1980, le parcours de ce musicien belgo-congolais s’accélère et il enregistre des tubes comme « Signorina », « Mea Culpa » et « Metebu ». Il finit par s’installer en Europe où il produit des albums au succès international : « L’Esclave », « Mfono Yami », « Le Voyageur », « Foridoles » et « Malimba ».

Salma Ben Taïeb

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