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Palestiniens et Israéliens inégaux devant une même justice

Pour le même geste, une Palestinienne et une Israélienne n’encourent pas les mêmes peines. Elles ne sont même pas jugées par les mêmes tribunaux.

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Elles sont deux femmes jugées pour les mêmes actes : Ahed Tamimi est une Palestinienne accusée d’avoir giflé un soldat de l’armée d’occupation. Yifat Doron est israélienne. Elle aussi a giflé un officier en Cisjordanie occupée. Deux gestes identiques qui n’auront pas les mêmes répercussions : la jeune Palestinienne a en effet dû répondre de son acte devant un tribunal militaire israélien quand Yifat Doron doit être jugée par un tribunal civil, indique le blog +972.

Yifat Doron assistait au procès d’Ahed Tamimi. Quelques minutes avant que le tribunal militaire ne se prononce, l’Israélienne s’était adressé au procureur en lui demandant : « Mais qui êtes-vous pour la juger ? » Avant de gifler un lieutenant-colonel. C’était en mars dernier et Yifat Doron avait été libérée deux jours après avoir posé sa main sur le militaire, alors qu’Ahed Tamimi s’était vu refuser sa libération sous caution et avait dû passer quatre mois en prison en attendant son procès.

Pourquoi cette différence de traitements ? Depuis 1967, date à laquelle Israël a occupé la Cisjordanie, le pays a décidé d’appliquer le droit militaire au territoire annexé. En théorie, Palestiniens et Israéliens sont soumis à ce droit militaire dans le territoire occupé. Mais en réalité, les Israéliens bénéficient de droits différents. Devant les juges, Yifat Doron a tenu à rappeler cette inégalité : « Pour des actes similaires, nous ne sommes pas punis de la même façon que les Palestiniens », a-t-elle dit.

Pour la jeune activiste israélienne, le système juridique « est l’un des principaux outils utilisés par Israël pour opprimer les Palestiniens. » Yifat Doron participe régulièrement aux manifestations pro-palestiniennes et proteste contre l’expansion des colonies illégales. La prochaine audience de son procès aura lieu en septembre mais, contrairement à Ahed Tamimi, c’est libre que la jeune femme attendra son procès.

© Oren Ziv / Activestills.org

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