Mardi, un adolescent palestinien a été tué par l'armée israélienne. Le porte-parole de cette dernière a avoué une « erreur » après avoir menti sur la version des faits.

Les dirigeants palestiniens parlent d’« assassinat » quand les autorités israéliennes admettent une simple « erreur. »

La mort d’un adolescent palestinien en Cisjordanie occupée ne risque pas d’adoucir les relations entre colonisateurs et colonisés. La scène s’est déroulée mardi 21 juin. Cinq adolescents reviennent de la piscine, à Beit Ur Al-Tahta, à l’ouest de Ramallah. Des soldats israéliens ouvrent alors le feu sur la voiture, selon les autorités palestiniennes. Mahmoud Badran, 15 ans, meurt sur le coup alors que les quatre autres passagers de la voiture, tous âgés de 16 à 17 ans, sont blessés. L’armée israélienne parle, elle, dans un premier temps, de pierres et d’engins incendiaires lancés par les Palestiniens.

Des circonstances encore floues

Avant de revenir sur sa version des faits… Alors que l’armée israélienne assurait que les adolescents avaient blessé trois civils, son porte-parole admet finalement qu’« il semble que des personnes présentes sur les lieux et sans lien avec les incidents aient été touchées par erreur au cours de la poursuite. » Mais les circonstances de la fusillade restent floues. Les autorités palestiniennes demandent qu’Israël éclaircisse les faits. Elles dénoncent, une nouvelle fois, l’usage excessif de la force de la part des Israéliens.

Yassine Bannani

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