Michelle Bachelet s’est exprimée mardi 7 décembre, devant le Comité des Nations-Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien à Genève. Elle a regretté la détérioration de la situation des droits de l’Homme, jugée comme « catastrophique » sur les territoires palestiniens occupés.

« La situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés peut être qualifiée de catastrophique, et il est clair que cette situation a des répercussions négatives sur les perspectives de paix et de développement durable » a martelé l’ancienne présidente chilienne, au cours de son intervention devant les représentants onusiens.

La Haut-Commissaire a insisté sur l’importance de « s’attaquer aux causes profondes du conflit pour stopper les cycles de violence, et cela nécessite l’engagement de la communauté internationale à garantir l’obligation de rendre des comptes pour toutes les violations commises dans les territoires palestiniens occupés quel qu’en soit l’auteur ».

L’expansion illégale des colonies israéliennes se poursuit sur les territoire palestiniens, entraînant de graves dégradations des droits universels et libertés fondamentales du peuple palestinien. La récente approbation de la construction de 1058 logements pour colons en Cisjordanie, par le gouvernement israélien témoigne de ces violations récurrentes, perpétrées pour nuire aux palestiniens. Cette décision, a été fermement condamnée par l’Autorité palestinienne. Le porte-parole du président Abbas a affirmé que cette colonisation a pour but « d’empêcher la création d’un État palestinien géographiquement uni, avec Jérusalem-Est pour capitale ». Il a appelé la communauté internationale, en particulier les États-Unis à agir et prendre des mesures contre Israël, qui tente par tous les moyens, de faire voler en éclat la solution à deux États.

L’usage excessif de la force et de la violence, ou encore le blocus de Gaza ne sont que la partie visible de l’expansion colonialiste israélienne, au détriment du peuple palestinien. L’État hébreu a engrangé une nouvelle dynamique de spoliation basé sur la marginalisation palestinienne. Le placement de six organisations non gouvernementales palestiniennes sur la liste des « organisations terroristes » a non seulement contribué à l’ostracisation des palestiniens mais a renforcé l’hégémonie infondée d’Israël, sous le regard complice de la communauté internationale.

« Seule la fin de l’occupation peut apporter une paix durable et établir les conditions dans lesquelles les droits humains de tous peuvent être pleinement respectés » a explicitement déclaré Michelle Bachelet. Sans cela, Israël poursuivra dans l’usage abusive de la violence, causant la mort de centaines de civils palestiniens, notamment des enfants innocents.