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Les pages pro-palestiniennes censurées par Facebook ?

Après Lies Breaker, la page pro-palestinienne Occupy London a elle aussi été suspendue avant de réapparaître. Malgré le retour de cette page, ses fondateurs crient à la censure de la part de Facebook.

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En janvier dernier, la page Lies Breaker, 169 000 abonnés, était supprimée par Facebook avant d’être à nouveau en ligne.


Quelques mois plus tard, une autre page pro-Palestine a été suspendue : Occupy London a en effet été supprimée par le réseau social américain qui a finalement affirmé qu’il s’agissait d’« une erreur. » Mais ses créateurs crient à la censure. « Cela ressemble à de la censure. Pendant des mois, nous avons été confrontés à la suppression de nos publications liées à la Palestine. Environ une semaine sur deux, une publication sur ce sujet est supprimée et les comptes personnels des administrateurs de la page sont provisoirement bloqués », raconte l’un des fondateurs de la page.

Facebook a accédé à 95 % des demandes israéliennes de suppressions

En 2016 déjà, le Centre palestinien pour le développement et les libertés des médias (MADA) dénonçait la censure par Facebook et listait une vingtaine de comptes de journalistes et d’activistes pro-palestiniens suspendus ainsi que la fermeture de nombreuses pages liées à cette thématique. Le réseau social américain s’excusait alors, une fois n’est pas coutume, pour cette « erreur. » « Notre équipe gère des millions de signalements chaque semaine et parfois nous nous trompons », indiquait alors la direction de Facebook qui avait, un peu plus tôt, rencontré les ministres israéliens de la Justice et de la Sécurité intérieure et promis de supprimer le contenu qu’Israël considèrerait comme une incitation à la violence.

En tout, la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, a soumis 158 demandes afin de faire retirer des contenus considérés comme incitant à la haine à Facebook qui, selon elle, a accepté 95 % des demandes. Pour les pro-Palestine, il s’agit là de limiter la portée des publications dénonçant des atteintes commises par l’armée israélienne. L’Etat hébreu « ne veut pas que l’histoire palestinienne des violations commises dans les territoires occupés atteigne une audience mondiale », assurait, il y a peu sur Al Jazeera, Musa Rimawi, le directeur du MADA. Après sa réunion avec des ministres israéliens en 2016, Facebook avait indiqué que « l’extrémisme en ligne ne peut être abordé qu’avec un partenariat solide entre les décideurs politiques, la société civile, les universités et les entreprises, et cela est vrai en Israël et dans le monde. »

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