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Ouïgours : le Xinjiang, laboratoire de la répression high-tech en Chine

Les Ouïgours sont de plus en plus surveillés dans leur région autonome du Xinjiang, où le gouvernement chinois a mis en place des systèmes très pointus.

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En avril dernier, les autorités chinoises interdisaient les longues barbes et les voiles religieuxdans la province chinoise du Xinjiang, où vit la plus importante communauté musulmane du pays. La région autonome est, depuis plusieurs années, sujettes aux pires injonctions de la part du gouvernement chinois.

En juillet, les autorités montaient encore d’un cran dans leur répression en obligeant les habitants du Xinjiang à télécharger une application qui allait récolter toutes leurs données. Le début d’une répression qui devient de plus en plus high-tech, comme le résume Courrier International. La surveillance policière, mais aussi numérique, a pris un vrai virage, explique le mensuel.

Deux journalistes ont enquêté sur la surveillance des Ouïgours. Parmi eux, la ville d’Urumqi est, disent-ils, « probablement l’un des endroits les plus surveillés sur terre. » Avec notamment des scanners d’identification à l’entrée de la ville. Le concept est simple : le système fait de la reconnaissance faciale et peut donc surveiller les Ouïgours dans leurs allées et venues partout dans Urumqi.

Pire, poursuivent les journalistes, « la police utilise des appareils portables pour rechercher sur les smartphones des applications de discussion en ligne cryptée, des vidéos à caractère politique ou d’autres contenus suspects. » Des outils technologiques qui doivent permettre de faire taire les Ouïgours, qui rêvent d’indépendance.

A Urumqi, les caméras de surveillance sont nombreuses et il faut montrer patte blanche pour pouvoir se déplacer. Cartes d’identité, visages ou globes oculaires sont scannés dans toute la ville. Les autorités créent des listes noires. Accusés de terrorisme, les Ouïgours sont surveillés. Et ce sont ceux qui ne sont pas de souche chinoise Han l’ethnie majoritaire en Chine, qui en pâtissent le plus.

Les jeunes Ouïgours sont fliqués, leurs téléphones régulièrement scrutés. Un milliard de dollars a été investi dans des projets relatifs à la sécurité au Xinjiang rien que lors du premier trimestre 2017. Le Xinjiang est devenu un laboratoire. Et si l’expérience fonctionne, elle pourrait s’étendre au reste du pays. Le gouvernement disposerait de fiches très détaillées sur chaque Ouigour. Pour eux, faire la prière, se laisser pousser la barbe ou porter le voile représente un risque d’être arrêté. Les mosquées sont surveillées. Rien de bien nouveau au Xinjiang.

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