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Ouïghours : vers un scénario à la birmane ?

La Chine vient de refuser l’envoi, dans le Xinjiang, d’observateurs internationaux par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU pour étudier la situation des Ouïghours sur place.

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Après la publication d’un rapport par Human Rights Watch décrivant la détention arbitraire massive de Ouïghours par le gouvernement chinois dans des camps de « rééducation » politique, les Etats-Unis ont annoncé vouloir prendre des sanctions économiques et diplomatiques contre Pékin. De son côté, Michelle Bachelet, ancienne président du Chili devenue patronne du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, a demandé à la Chine d’accepter de recevoir des observateurs internationaux dans la région du Xinjiang.

Une demande qui n’est pas du goût des autorités chinoises : Pékin a refusé la demande de Michelle Bachelet, implorant son droit à la souveraineté. La Chine a, en substance, expliqué au HCDH qu’elle était confrontée à une menace sérieuse de la part de militants islamistes et de séparatistes dans la province du Xinjiang. Selon Pékin, des attaques sont régulièrement planifiées, qui attisent les tensions entre la minorité ouïghoure, majoritairement musulmane, et les membres de l’ethnie chinoise.

Que va faire le HCDH ? Le mois dernier, la commission avait affirmé avoir des « preuves crédibles » selon lesquelles un million de Ouïghours avaient potentiellement été placés en détention et avait demandé leur libération. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, « exhorte le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU à respecter scrupuleusement la mission et les principes de la charte des Nations unies, à respecter la souveraineté de la Chine » Une réponse qui n’est pas sans rappeler celle de la Birmanie aux Nations unies un peu plus tôt dans l’année.

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